Un voyage intérieur

30/06/10 Vidéo du Sri Lanka à télécharger

23/06/10 Habité par l'habitude

Kandy (Sri Lanka) - A peine revenu et déjà les mêmes rituels, comme à chaque matin je vais dans une espèce de boulangerie du coin, je demande des string hoppers (une sorte de nid de nouille de riz) et comme presque à chaque jour on me répond que j'arrive trop tard, peut importe l'heure, c'est toujours trop tard. Il y a le banal Rice and Curries du Midi, quelques légumes en sauces engloutis dans une énorme portion de riz, et qui explique le diabète des gents d'ici, le soir c'est le Kottu Roti, une sorte de pâte à crêpe coupée en lamelle par deux espèces de couteaux musicaux, que le cuistot s'amuse à trancher en rythme pour faire entendre que le plat est bientôt près. Entre les repas il y a les pauses thé et les pâtisseries tapissées de sucre, et le long des rues il y a les vendeurs de fritures qui frôlent les voitures. Paradis pour les végétariens, je joue de parade pour trouver un peu de viande. Comme en Inde, la nourriture est un miracle tant les bouches sont nombreuses et les ressources sont limités, on peut passer à coté de l'émerveillement ou ou dans une illusion volontaire ne pas se rendre compte de ce que la terre nous a offert.

16/06/10 Reproduire

Kandy (Sri Lanka) - Ici plus que dans ma famille on me presse de fonder un foyer, tout mes amis sont ou seront marier avant trente ans et feront des enfants mécaniquement, j'arrive à choquer la morale Cinghalaise en expliquant ne pas avoir une envie pressante de surpeupler une terre qui étouffe déjà de l'impact de l'Homme, et même si les Sri Lankais n'ont que peu d'intimité dans une culture où tout se sait, ils arrivent à trouver l'espace de se reproduire à 400% en 50 ans et à réduire la surface des forêts de 75% dans le même laps de temps.
Là où notre Europe souffre de sa vieillesse et des retraites que notre génération n'arrivera pas à payer, qui vie dans l'égoïsme de consommation et de ses illusions, dans l'impuissance du pouvoir d'achat parce que l'on ne produit plus rien chez nous, et dans l'héritage de nos parents qui ne veulent pas partir en retraite après 60 ans, en plus du gouffre de dettes publiques creusées pendant les années de vaches grasses.
Ici on fait des enfants patriotiquement, les vieux vivent dans la même maison que les jeunes et c'est un devoir envers la génération d'avant que de faire beaucoup d'enfants, peut être une fuite en avant, le baby boom même pendant la guerre, même si les bus se remplissent jusqu'à ras bord, que les trottoirs deviennent de plus en plus étroits, que les ressources ne se partagent pas indéfiniment, la guerre qui a pourrie ce pays n'était qu'une question de démographie.

11/06/10 Vidéo du Japon à Télécharger

11/06/10 Réouverture de l'album du Sri Lanka

Colombo (Sri Lanka) - A chaque fois que mon chemin devient la poussière qui couvre le bitume de Ceylon, les mêmes sentiments me parcourt, ça commence par le dégoût des ruelles insalubres, ça passe par l'exaspération d'être interpelé juste parce que je suis blanc au milieu de la nuit, ça continue par la frustration d'avoir une facture toujours plus élevé que celle d'un srilankais, et ça termine par une incompréhension fascinée quand je vois les sourires qui inondent les visages que je croise, comment peu t'on vivre dans un tel chaos et être heureux au point d'afficher une joie permanente?
Cela prend un peu de temps pour revenir à la longueur d'onde des srilankais, réapprendre à surfer entre les tensions qu'un occidental ramènent dans des baguages de conditionnements, c'est comme ce détendre pendant la douleur, à trouver le sourire mal grès les soucies que l'on amplifie, plus on se crispe plus ça fait mal, quand je les copie tout se simplifie, une fois que l'on en arrive à ce point tout devient plus facile, le Sri Lanka commence à devenir agréable et on en oublie presque que cette endroit de la terre toujours en voie de développement n'est pas encore sortit du tiers monde.

08/06/10 Retour au Sri Lanka

07/06/10 Frontière des esprits

Kuala Lumpur (Malaisie) - Les échoppes qui servent les plats locaux aux saveurs de Kuala Lumpur ne s'arrêtent jamais, il est possible de trouver à manger à toute heures, pas la peine de se soucier de l'heure à laquelle on arrive dans ce pays, autant la Malaisie est un délice de facilité à voyager, autant l'Australie m'a donné une dernière impression que j'essaye d'oublier, les douaniers m'ont arrêté et ont procédé à une vérification de routine, mais un test s'est avéré positif à l'héroïne, le début d'une longue explication, à justifier les tampons qui ne laissent plus de place libre sur les pages de mon passeport, à expliquer mes recherches, à démontrer comment j'ai financé mon parcourt, à résumer 4 ans en 4 heures d'explications sans fin, à déballer mes affaires, le contenu de mon ordinateur et ma vie privé qui a été privé de pudeur, juste avant qu'un second test ne prouva que la machine qui venait de m'accuser de toxicomanie était dans l'erreur, j'étais là bas à errer entre la fatigue d'une escale et les aveux que l'on me voulait.

06/06/10 Retour en Malaisie (Escale à Kuala Lumpur)

04/06/10 Retour en Australie (Escale à Gold Coast)

02/06/10 Mise à jour de l'album du Japon

Osaka (Japon) - Après le président allemand, c'est au tour du premier ministre japonais de démissionner, la personne qui m'héberge est venu me l'annoncer ce matin, les japonais ont l'air résignés à accepter l'incertitude de notre époque, le Japon était le pays où la stabilité se traduisait par un métier à vie et une politique aussi policé que leur politesse, les temps changent, toutes ces personnalités qui descendent de leur trônes ne présage que de lourds orages, sans vouloir noircir le ciel de notre terre, bienheureux ceux qui vivent découplés des soucies de notre mode de vie en sursit, je suis encore au bas de l'échelle qui mène à la libération des illusions dans lesquels nous vivons, il va falloir grandir un peu plus vite, surtout si l'escalier doit s'effondrer après chaque marche passé.
Quand on a fait de son voyage une religion, chaque décalage culturelle peut devenir un objet de culte, comme les toilettes japonaises bourrées d'électronique, siège chauffant, musique et parfum vaporisé à intervalle régulier. Ou comme ces tatamis parfois plus dur que le sol sur lesquels ils reposent mais qui sont la seule alternative pour dormir dans des auberges pas cher, la nuque en oblique quand le réveil électronique s'amuse de nous au lendemain d'une mauvaise nuit. Ou les automates qui appellent les passants, machinalement obligé de s'arrêter pour voir ce que la machine propose. Les piétons Japonais sont si disciplinés qu'il attendent parfois dix minutes un feu vert qui n'a pas vu de voiture depuis deux ou trois changement de feu, j'apparais un peu barbare à regarder à gauche et à droite avant de franchir une route déserte pendant que les autres sont encore entre deux quais.
Le Japon fait le grand écart entre une culture héritée de l'honneur des Samuraïs et la folie de la technologie qui emmène le pays toujours plus loin en avant, parfois sans véritable direction.

Suite: Archives de Mai