Un voyage intérieur

31/10/10 Mise à jour de l'album de la Russie

Irkousk (Sibérie) – Je n'aurais jamais pensé traverser la carapace des rustres russes et faire des rencontres aussi profondes que le lac Baikal (1600m), l'armure que ces ours sauvages arborent au début d'une discussion fond comme neige au soleil quand quelques verres de Vodka commencent à fluidifier les échanges, ils sont d'une générosité rare et ne savent pas s'arrêter quand un esprit de fête les possède, ils déploient alcools locaux, Caviar ainsi que des plats de poisson qui m'étaient inconnus dans une profusion qui me rendait mal alaise, comme pour prouver qu'ils arrivent à s'évader du climat et d'un passé où ils se sont tant privé, leurs âmes ressemblent à un morceau de musique classique quand le violon pleure la tristesse puis devient complet avec l'aide d'autres instruments sortant du silence, traversant le temps au rythme des saisons mais sans se soucier des modes, quelques drapeaux soviétiques flottent encore même si ici le vent souffle très fort, il y a trois femmes pour un homme dans cette région ravagée par des années d'alcool frelaté, beaucoup d'étranger tombent amoureux d'une culture intemporelle plus que de la personne qui leur a ouvert les portes de cette Sibérie que la géographie essaye d'oublier. Le Lac Baikal m'a été décrit comme un lieu de magie, les chamans bourriates le vénère et même les russes que je considérais comme les plus intelligents m'ont fait un éloge démesuré d'un endroit où l'on ne peut échapper à un émerveillement de l'instant, outre être la plus grande réserve d'eau potable du monde et de faire vivre des millions d'espèces qui n'existent nul part ailleurs, la beauté dérangeante des berges caressées par les vagues de cette mer d'eau douce laisse le voyageur hors de tout commentaire qui serait blasphème tant les dieux ont bien fait les choses en ce lieu, des carcasses de bateaux en train de s'évanouir dans le temps donnent un charme hors norme à cette étendu d'eau qui arrive à digérer tout les excès de l'Homme, le sol est sec et l'électricité ne fait tourner les machines que depuis 4 ans mais a t'on vraiment besoin de se plaindre dans ce micro climat, dans ce microcosme parfait, dans cette univers qui prouvent que le paradis peut être sur terre quand on a le courage d'ouvrir les yeux en face du bonheur?

25/10/10 Mise à jour de l'album de la Russie

25/10/10 Saison Sibérienne

Moscou (Capitale Russe) – Cette ville a gardé en elle la grandeur de l'empire déchut, les grattes ciels soviétiques de cette capitale quelque peu décapitée de ses anciens satellites sont pareil narcissisme que ceux que nous avons érigé à la gloire du capital dans nos pôles financiers, les symboles forgés au marteau et taillés à la serpe colorent de rouge la démesure qui est commune à l'humanité, on dirait presque que le capitalisme moderne globalisé n'est qu'un copier/coller de l'Internationale communiste auquel on a changé l'emballage pour que le concept soit vendeur, comment peut on penser pouvoir faire table rase du passé?
Véhicules de la pensé de gauche, les trains sont peu spacieux mais étonnamment confortables, la Provodnitsi (hôtesse de train) accueille les passagers avec le même charme et la même élégance que toute ces poupées Russes que l'on croise dans les rues de Saint-Pétersbourg mais avec un sourire commerçant s'ajoutant au fil du temps, aucun mot de langue étrangère, elle me réveille en me secouant d'un geste droit mais délicat car le train est arrivé en gare de Moscou, il est 8h00 et de légers flocons tel une poussière de coton m'accueillent dans l'immensité moscovite, 2 jours ont suffit à vouloir rester un peu plus longtemps, mais il est encore une fois déjà l'heure de se diriger vers l'Est, la Sibérie au froid sidérant m'attend, on devient son chemin, le but n'est pas l'arrivé mais ce que l'on a apprit de la traversé.

23/10/10 Création de l'album photo de la Russie

21/10/10 Reflet dans la Glace

Saint-Pétersbourg (Leningrad, Nord Ouest Russe) – Pour une fois mon imaginaire est allé moins loin que la réalité, la Russie m'a surpris, le froid glaçant subitement mon sang, en empêchant les globules rouges d'atteindrent mon cerveau qui s'était fait une autre idée des vestiges du socialisme soviétique, les immeubles délabrés donne un air particulier à cette ville qui mélange la grandeur tsariste et la nature en friche trotskyste, les gents communique au minimum dans leur langue qui ressemble à un baragouinement barbare, le froid congèle les sourires et l'alphabet cyrillique est une barrière de plus dans ce pays où je me sent délicieusement seul au monde.
Et les formalités des méandres de l'administration Russe car les étrangers doivent s'enregistrer dans chaque villes de leurs passage, une lourdeur qui coute cher et qui peut s'éterniser au caprice d'un fonctionnaire qui n'accepte que des photocopies en couleur alors que tout est noir et blanc à l'extérieur.
Même si ce que j'ai vu de la Russie est un modèle de rudesse, j'ai l'impression qu'une âme profonde se cache sous un gros manteau d'impolitesse, ce pays ranime une flamme émerveillée dans mon cœur qui avait perdu toute connexion avec un souffle d'inspiration, car il est dure d'écrire en silence pendant que mon pays natale râle et rêve bruyamment de révolution sans avoir vraiment compris les raisons de son exaspération.

19/10/10 Départ pour la Russie

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