Un voyage intérieur

25/12/10 Fin d'1terre

1terre s'éteint, emportant dans l'océan du net plus de 4 ans de textes écrit au fil d'un chemin vers le soleil qui se lève, le voyage intérieur a duré plus longtemps que prévu et m'a apporté plus que je n'aurais espéré, les mauvaises expériences ont été les plus instructives, les rencontres ont été colorés par la diversité des gents que j'ai croisé tous unique dans se qu'ils m'ont appris, les paysages époustouflant m'ont prouvé que la nature est la plus belle des artistes, et pour finir, les cultures qui résistent encore à l'intégriste cocktail du tout le monde en jeans-tshirt-cocacola-hollywood-individualiste, ces anciennes cultures ont tant à nous enseigner car elles restent les derniers bastions d'une sagesse humaine universelle un peu moins souillé qu'ailleurs par notre société d'hyperconsommation endetté, les savoirs millénaires de l'Orient dont nous avons déjà copié une partie seront peut être les graines de notre avenir si Malraux avait raison concernant le 21ème siècle.

23/12/10 Fermeture de L'album du Sri Lanka

Tissahamara (Sri Lanka) - Pourquoi fallait il que se soit au crépuscule d'1terre que je découvre cette autre facette du Sri Lanka? je viens de me rendre compte que jusqu'ici j'ai passé tout mon temps avec des gents aussi sophistiqué que moi car j'avais peur de perdre le contrôle de mon libre arbitre et de devenir la marionnette d'une tribu, j'étais la passerelle vers cette Occident qui fascinent trop de Srilankais, j'étais le représentant des libertés que leurs société ne cherche pas avoir, j'étais haut perché sur un savoir pragmatique que tout bon français se doit de cultiver. Au solstice d'hiver Je suis allé me perdre vers l'Orient de cette île, tout près du parc de Yala car j'avais promis à un ami de l'aider à ériger un site internet pour développer le tourisme dans le secteur. Au détour d'une soirée organisé pour l'anniversaire d'un villageois, la musique m'a envouté au point de me transporter dans l'envers du miroir de nos cultures, un sentiment difficile à décrire, quand le simple fait d'avoir du mal à suivre le rythme de la musique en frappant dans mes mains me montre le chemin qu'il me reste à parcourir de la tête au cœur, quand la générosité des villageois devient gênante et que tout se mélange dans la même assiette pour 30 personnes, je n'ai plus de voie de sortie que de m'assoir avec le groupe, d'effacer un peu l'individualisme qui salit ma civilisation et de partager ce que je possède à ce moment, de suivre la musique qui nous emporte dans un pèlerinage artistique, les rythmes tribaux nous permettais de communiquer sans le vocabulaire qui me manque en Cingalais, les sourires et les rires inondaient cette instant presque irréel, l'Arrack tournait dans le même verre pour tout ceux qui était présent, les générations étaient rassemblés dans le même cercle, aucun voisin ne se plaignait d'un son presque sacré, tout le monde était invité dans cette communion et même mon teint blanc paraissait faire partit de l'alchimie de cette endroit.

17/12/10 Réouverture de L'album du Sri Lanka

Negombo (Sri Lanka) - A peine arrivé et comme a chaque fois mon esprit enclenche ses vieilles habitudes Sri Lankaises, les touristes oublient souvent d'aller goûter les plats des vendeurs de rue dans ces petites gargotes qui font peur à voir mais qui peuvent servir le meilleur délice d'épices, il faut avoir l'estomac solide et le cœur assez ouvert pour accepter tout les regards de ces curieux qui vérifient chacune de mes bouchés, la curiosité des sri Lankais devient agaçante avec le temps mais quand on vient d'arriver on espère presque en avoir plus, c'est un peu pour ça que je reviens sur cette île aussi souvent, on se sent bercé par l'attention des locaux, mais on finit par s'endormir dans l'habitude jusqu'à ne plus se rendre compte de la chance que l'on a. A ce point du parcourt ce voyage semble devenir une routine, même si chaque pays a ses paradigmes, un énième retour dans ce monde de couleur pour me rendre compte qui l'est temps de sortir de sortir du noir et blanc, de déchirer cette feuille de papier sur laquelle je viens d'écrire et de me perdre dans le flottement d'un couché de soleil qui ne sera pas le même demain.

14/12/10 Retour au Sri Lanka

13/12/10 Fermeture de l'album photo de la Chine

Shanghai (Centre-Ouest de la Chine) - Cette ville c'est embellie au point d'en devenir presque agréable, les promenades aux bords des berges se sont verdit, maintenant les ponts s'illuminent la nuit, les œuvres d'art ont trouvé leurs places dans une mégapole qui ne savait que reproduire des blocs, les passants ont l'air plus sophistiqués qu'avant et même si les grattes ciels se sont multipliés à l'excès pour montrer la toute puissance de l'empire qui rejaillit ou que les magasins rivalisent d'un marketing surjoué envers les touristes qui se croise dans l'artère commerçante, cette cité semble rejoindre les standards des capitales de l'Ouest, l'exposition universelle a été une excuse pour maquiller les apparences, la chine a fait de Shanghai la boutique de sa modernité, loin de d'une époque où elle ne savait que produire nos joués pour Noël, aujourd'hui ce pays se fait une place au milieu de nos puissances en déperdition, nous avons raison de trembler, même si le spectacle ne durera pas longtemps.Toujours autant de copies autour des sites touristiques, la qualité s'améliore et trouver le faux du faux devient un jeu d'experts, la police semble tolérer la toile d'un marché parallèle bien plus importante que les circuits officiels, sans surprise on trouve les plus grands noms du luxe français pour 5€, la copie n'est hélas qu'un aveu d'infertilité imaginative.

08/12/10 Ancré de Chine

Pékin (Nord-Ouest de la Chine) - Il existe encore des ruelles à Pékin qui paraissent en dehors de leurs époques mais il faut se lever tôt pour avoir la chance de pouvoir participer à ce spectacle, les premiers rayons du soleil s'accompagnent de pain à la vapeur fourré à la viande ou d'un plat de nouilles fabriqués dans de petites échoppes tel est le petit déjeuner des ouvriers qui s'arrêtent brièvement en chemin vers les usines qui nous inondent de Made in China. Passé 9h, les retraités prennent le relais de l'animation, ils déploient leurs tables pliantes, leurs tabourets et des thermos de thé au coin de la rue pour y jouer aux cartes, aux échecs chinoises et à une sorte de domino, toujours pour de l'argent, jamais de grande sommes, une dizaine par table même si nous ne sommes que deux à jouer. Quand un jeu d'échecs devient un jeu d'équipe il devient difficile de se concentrer, les conseils en Mandarin déferlent de chaque cotés du damier, les spectateurs se chamaillent pour un mauvais conseils, les vendeurs de boissons hurlent à qui veut l'entendre, c'est le désordre dans ce dédale, les mégots de cigarettes commencent à tapisser le sol, quelqu'un nettoiera ce soir, tout y es accepté si bien que personne ne me dévisage, on me laisse jouer si j'en ai envie sans me poser trop de question, le son et l'odeur agitent les sens mais le rythme reste paisible, la journée poursuit sa marche vers son zénith, la Chine aussi.

03/12/10 Réouverture de l'album de la Chine

Pékin (Nord-Ouest de la Chine) - Je suis arrivé à pékin en pleine nuit en bus depuis la Mongolie Intérieur, une région surprenante qui se fait la transition entre le désert de Gobi et le début des mégalopoles de la côte ouest, là bas les idéogrammes chinois côtoient l'écriture traditionnel mongole alors qu'Oulan-Bator a troqué son alphabet pour le cyrillique de la domination Russe, encore quelques yourtes au bord de la route pendant une centaine de kilomètre avant de rentrer plus en profondeur dans l'espace chinois, rien de surprenant que de voir la lumière artificielle se faire plus rayonnante à mesure que l'on se rapproche de Pékin.
Troisième passage dans cette immense cité, capitale de l'empire du milieu et à chaque fois le même sentiment, la chine croît si vite que mon opinion est déjà obsolète, les anciennes ruelles se sacrifient sur l'autel de la modernité, les quartiers populaires font peau neuve et de nouveaux pôles financiers s'élèvent loin de leurs racines, une culture devenu hors sol mais qui avait déjà tant perdu avec l'expérience hasardeuse de la révolution culturelle qui a détruit une trop grande partie du patrimoine de cette patrie.

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