Un voyage intérieur
 

Actualite au Sri Lanka

18/05/09 La défaite des Tigres tamouls scellée par la mort de leur chef suprême

La mort du chef suprême des Tigres tamouls, Velupillai Prabahakaran, a scellé lundi la défaite de la rébellion face à l'armée régulière sri-lankaise, qui affirme contrôler désormais l'ensemble de la zone de guerre du nord-est du pays. L'Union européenne a appelé à une enquête indépendante sur d'éventuels crimes de guerre commis à l'encontre des populations civiles.
La mort de Prabhakaran, annoncée par la télévision publique, a été confirmée par des messages SMS envoyés par les services d'information du gouvernement sur les téléphones portables du pays. Deux de ses plus proches lieutenants, Soosai, le chef de la marine tamoule, et Pottu Amman, le commandant des services de renseignements, ont été tués à ses côtés.
Cette annonce a suscité des rassemblements festifs dans le pays, la foule envahissant les rues de la capitale, Colombo, en chantant et en dansant.
La mort de Prabhakaran est le dernier symbole de la défaite de l'armée des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE), après plus de 25 ans de guerre civile. Héros pour ses hommes, il était le dirigeant d'un groupe classé parmi les organisations terroristes par les Etats-Unis et l'Union européenne.
Le chef de l'armée sri-lankaise, le général Sareth Fonseka, a annoncé lundi qu'il n'y avait plus aucun rebelle tamoul dans la zone de guerre. Il a précisé que ses soldats avaient nettoyé les dernières poches de résistance dans le nord.
"Nous pouvons annoncer avec grande responsabilité que nous avons libéré le pays tout entier du terrorisme", a-t-il déclaré à la télévision publique.
Le président sri-lankais Mahinda Rajapaksa a confirmé la mort de Prabhakaran lors d'une conversation téléphonique avec le ministre indien des Affaires étrangères Pranab Mukherjee, a déclaré dans un communiqué le porte-parole de ce dernier, Vishnu Prakash.
Le chef des Tigres tamouls et ses lieutenants se trouvaient à bord d'un camion blindé suivi par un autocar transportant des rebelles, et circulant en direction des forces régulières sri-lankaises, lundi matin, ont expliqué des responsables, sous couvert d'anonymat. Il s'en est suivi un violent échange de tirs de deux heures avant que l'armée régulière n'atteigne le camion blindé avec une roquette, selon les mêmes sources.
Le fils aîné de Prabhakaran, Charles Anthony, chef présumé de l'aviation des LTTE, a aussi été tué, selon l'armée. Par ailleurs, les forces spéciales ont trouvé les corps de trois autres hauts responsables de l'organisation rebelle.
La communauté tamoule était désespérée, selon Suren Surendiran, porte-parole du Forum britannique des Tamouls, plus grande organisations d'expatriés en Grande-Bretagne. "Les gens sont très sombres et très tristes. Mais nous sommes toujours déterminés et désireux de continuer notre lutte pour l'Eelam", a-t-il déclaré, utilisant le nom donné par les Tamouls à un Etat indépendant.
Les pays de l'Union européenne ont appelé lundi à une enquête indépendante sur d'éventuels crimes de guerre commis à l'encontre des populations civiles, sans préciser à quelle autorité devait être confiée cette mission.
"Les responsables doivent être traduits en justice" ont déclaré les ministres des Affaires étrangères de l'UE, réunis à Bruxelles, dans un communiqué commun. Le Britannique David Miliband a précisé qu'il y avait des "accusations très graves" de crimes de guerre des deux côtés et qu'ils devaient être "soumis à une enquête correcte".
"Désormais nous faisons face (...) à une situation humanitaire extrêmement difficile", a souligné la commissaire chargée des Relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner. "Ce que nous demandons, c'est que les Nations unies aient accès aux civils", a-t-elle ajouté, assurant que la commission européenne était prête à accorder une aide supplémentaire, après les 3 millions d'euros versés à la Croix rouge internationale au mois d'avril.
Les ministres européens ont appelé les autorités sri-lankaises à chercher la réconciliation avec la minorité tamoule. "L'avenir du Sri Lanka dépendra de sa capacité à construire une société intégrant l'ensemble de ses citoyens", a souligné le ministre suédois des Affaires étrangère Carl Bildt.
Les Tigres tamouls ont pris les armes en 1983 pour la création d'un Etat indépendant pour la minorité tamoule, opprimée selon eux par le gouvernement représentant la majorité cinghalaise. Le conflit a fait environ 70.000 morts.

11/05/09 Plus de 100 enfants tués au Sri Lanka

Plus de 100 enfants figuraient parmi les civils tamouls tués ce week-end lors de bombardements dans le nord-est du Sri Lanka, a indiqué lundi un porte-parole des Nations Unies à Colombo évoquant un "bain de sang".
"La tuerie de civils, parmi lesquels 100 enfants durant le week-end, démontre que le scénario du bain de sang s'est concrétisé", a déclaré Gordon Weiss.
Acculés sur une bande côtière de quatre km2 dans le nord-est de l'île, les Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE) ont affirmé dimanche que "plus de 2 000 civils innocents avaient été tués au cours des dernières 24 heures" par des pilonnages de l'armée gouvernementale, selon un communiqué mis en ligne sur le site Tamilnet.com, favorable à la guérilla.
D'après des estimations des Nations unies, 6 500 civils ont probablement été tués et 14 000 blessés entre fin janvier et mi-avril, lors de l'offensive finale de l'armée contre l'insurrection séparatiste.
En quatre mois, l'ONU pense que près de 200 000 personnes ont fui les combats et ont été parquées dans des camps dans le nord, où l'accès de la presse est limité au maximum.
Au terme de 37 années de violences, le Sri Lanka est convaincu d'avoir gagné la partie contre la rébellion la plus redoutable et la mieux organisée au monde qui contrôlait jusqu'en 2006-2007 un tiers des 65 000 km2 de l'ex-Ceylan, peuplé de 20 millions d'âmes.

21/02/09 Un raid aérien mené par les Tamouls sur Colombo

Les rebelles séparatistes tamouls ont mené vendredi soir une attaque aérienne sur Colombo, la capitale sri-lankaise, avec deux avions légers, faisant au moins deux morts et 44 blessés, ont annoncé des sources militaire et hospitalière.
Au moins deux personnes ont été tuées et 44 blessées, selon un médecin du principal hôpital de Colombo où ils ont été transportés après qu'un des avions eut largué une bombe sur le bâtiment principal du Trésor public.
L'armée de l'air sri-lankaise a indiqué qu'elle avait abattu l'un des appareils alors qu'il tentait de s'éloigner de la capitale, tandis que la carlingue du deuxième a été retrouvée à l'intérieur du bâtiment.
Le seul aéroport international du pays a été fermé brièvement et les vols déroutés sur des aéroports de l'Inde voisine, ont indiqué des responsables, précisant que des retards d'une heure et demie maximum étaient à prévoir.
Le porte-parole de l'armée de l'air, Janaka Nanayakkara, a indiqué que des canons antiaériens avaient abattu un des appareils légers des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE, mouvement séparatiste) à proximité de l'aéroport international où les militaires disposent de leur principale base aérienne.
"L'un des avions des Tigres a été abattu près de Katunayake," a indiqué M. Nanayakkara ajoutant que le corps du pilote avait été retrouvé par des militaires.
Selon le porte-parole militaire, Udaya Nanayakkara, les rebelles ont largué une bombe sur le bâtiment principal du Trésor public qui a pris feu. Plusieurs étages ont été détruits. Le bâtiment est situé près du quartier général de l'armée de l'air et d'un hôtel luxueux.
Toutefois, aucun ressortissant étranger ne figurait au nombre des victimes.
Des habitants de Colombo ont raconté qu'ils avaient entendu des explosions juste après que l'électricité eut été coupée sur ordre des autorités plongeant dans le noir la ville d'un demi-million d'habitants.
Des responsables militaires ont annoncé qu'ils avaient eu recours à des canons antiaériens dans plusieurs parties de la ville alors qu'ils traquaient deux avions du LTTE. Ceux-ci avaient décollé d'une étroite bande de terre qu'ils contrôlent encore dans le nord-est de l'île.
La dernière attaque aérienne des Tigres sur la capitale avait eu lieu en octobre et avait visé une centrale électrique. Elle n'avait cependant pas fait de victimes.
La principale attaque aérienne avait eu lieu en septembre. Elle avait eu pour objectif une base militaire dans le nord de l'île causant des dégâts considérables et tuant une dizaine de personnes.
Deux semaines plus tôt, les rebelles avaient attaqué la ville de Trincomalee, port situé dans le nord-est, visant la marine sri-lankaise. Au moins quatre personnes avaient été tuées et dix autres blessées.
Les Tigres disposeraient de cinq appareils Zlin-143 de fabrication tchèque, parvenus en contrebande dans l'île en pièces détachées puis assemblés sur place.
Ce raid aérien intervient alors que les forces gouvernementales affirment qu'elles ont complètement anéanti les capacités aériennes des Tigres.

06/02/09 La principale base navale des Tigres est tombée

Les forces sri-lankaises ont pris la principale base navale des Tigres tamouls, ce qui va couper les rebelles de leurs approvisionnements, et devrait conduire à leur défaite, prévoit le gouvernement de Colombo.
Le Sri Lanka rejette les appels au cessez-le-feu maintenant que la fin de la guerre paraît proche, en dépit des pertes infligées aux civils. "Personne ne peut arrêter les opérations, maintenant que les forces gouvernementales ont obtenu des victoires significatives contre les terroristes" a déclaré le premier ministre Ratnasiri Wickremanayake jeudi au parlement.
Le gouvernement veut maintenant obtenir la défaite totale et la reddition des Tigres, qui combattent depuis 25 ans pour l'autonomie d'une entité tamoule. Quelque 70.000 personnes ont été tuées au cours de ce conflit, enclenché par les discriminations de la majorité cingalaise à l'encontre de la minorité tamoule.

05/02/09 Le Sri Lanka offre l'amnistie aux Tigres tamouls qui déposeraient les armes

Le Sri Lanka accordera une amnistie aux rebelles des Tigres tamouls qui déposeraient les armes face à l'offensive de l'armée gouvernementale, a annoncé jeudi au Parlement le Premier ministre Ratnasiri Wickremanayake.
"Il y a des informations selon lesquelles des groupes de gens participant à des activités terroristes dans le nord (de l'île) sont prêts à se rendre", a déclaré le chef du gouvernement en allusion aux insurgés séparatistes des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE).
"C'est une sage décision et nous sommes disposés à les accueillir", a-t-il dit, sans être plus précis sur cette éventuelle amnistie.
Quelques heures plut tôt, le secrétaire sri-lankais à la Défense, Gotabhaya Rajapakse, avait rejeté toute négociation avec les Tigres tamouls sur les conditions de leur reddition, comme l'avaient plaidé mardi les Etats-Unis et l'Union européenne.
Au terme de 37 années de conflit, l'armée est lancée dans son offensive finale dans le nord-est de l'île contre les Tigres retranchés sur une bande de terre de 200 km2. Là-bas, survivent environ 200.000 habitants. Des centaines ont été tués depuis le 1er janvier, selon l'ONU et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

05/02/09 Plus de 20.000 manifestants en Europe contre le gouvernement Sri Lankais

Environ 20.000 personnes ont manifesté mercredi à Paris, Berlin et Genève pour protester contre l'offensive militaire du gouvernement de Colombo contre la rébellion des Tigres tamouls dans le nord-est du Sri Lanka.
A Paris, la manifestation devant le Mur de la paix a rassemblé quelque 10.000 personnes, selon la police.
Les manifestants portaient des t-shirt demandant la fin du génocide au Sri Lanka et arboraient des drapeaux rouges avec le sigle des Tigres de l'Eelam tamoul.
"M. Sarkozy, médias français, réveillez-vous, aidez-nous à stopper le massacre des Tamouls", demandait une pancarte.
A Berlin, la manifestation a été placée sous le slogan "Contre les attaques quotidiennes de l'armée sri-lankaise contre les civils tamouls" et "Contre les crimes commis à l'encontre de la communauté tamoule", a indiqué à l'AFP un porte-parole de la police.
Les manifestants scandaient notamment "Allemagne, Allemagne, des sanctions contre le Sri Lanka!" ou "Pas de violence contre les Tamouls", a constaté un journaliste.
Le cortège s'est rassemblé pacifiquement en début d'après-midi dans le centre de Berlin, près du parc de Tiergarten. La manifestation, quo rassemblait environ 5.000 persdonnes, devait durer jusqu'en début de soirée, a précisé le porte-parole de la police.
A Genève, également 5.000 personnes ont manifesté devant le siège européen des Nations unies à Genève en demandant une intervention afin de protéger la population tamoule au Sri Lanka.
Massés devant le Palais des Nations, les manifestants brandissaient des pancartes demandant: "Stoppez le génocide des Tamouls" et "Arrêtez de tuer des Tamouls immédiatement". Une banderole assurait en lettres rouges: "L'ONU est notre dernière chance. Aidez-nous".
"Dans un avenir très proche, des milliers de gens perdront la vie si nous ne réagissons pas immédiatement", selon un tract distribué par les manifestants qui répondaient à l'appel notamment de l'Association des jeunes Tamouls de Suisse.
A Vienne, une trentaine de personnes ont manifesté pour demander un "cessez-le-feu" au Sri Lanka et dénoncer le "génocide" contre les Tamouls.
Les manifestations coïncidaient avec la célébration de l'indépendance du pays, le 4 février 1948.
Selon l'ONU, au moins 52 civils tamouls ont été tués mardi dans le nord du Sri Lanka où les combats faisaient rage entre l'armée et un dernier carré de rebelles des Tigres tamouls que le président sri-lankais a juré d'écraser dans les prochains jours.

04/02/09 Clinton et Miliband appellent à un cessez-le-feu temporaire

Mme Clinton et M. Miliband "appellent le gouvernement du Sri Lanka et le LTTE à s'accorder sur un cessez-le-feu temporaire", indique le communiqué publié par le département d'Etat peu après une rencontre des deux ministres à Washington.
"Les deux parties doivent permettre aux civils et aux blessés de quitter la zone de conflit et ouvrir l'accès aux organisations humanitaires", ajoute le communiqué.
"Nous appelons également les deux parties à permettre à l'aide alimentaire et médicale d'atteindre ceux qui sont piégés par le conflit, de coopérer avec le CICR (Comité international de la Croix Rouge) pour permettre l'évacuation des cas médicaux urgents, et d'assurer la sécurité du personnel médical et humanitaire", précise le texte.
"Le LTTE et le gouvernement du Sri Lanka doivent respecter les lois internationales sur les conflits armés", conclut-il.
M. Miliband et Mme Clinton ne vont pas jusqu'à demander aux rebelles des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE) de négocier les conditions d'une reddition avec le gouvernement du président sri-lankais Mahinda Rajapaksese.
Les quatre médiateurs dans le conflit du Sri Lanka --Etats-Unis, Union européenne, Japon et Norvège-- ont exhorté mardi le LTTE à "discuter avec le gouvernement sri-lankais des modalités pour mettre fin aux hostilités, dont la remise de leurs armes, la renonciation à la violence" et l'acceptation d'une amnistie.
Les deux ministres ont néanmoins "salué" le communiqué des médiateurs, soulignant qu'"il est temps d'engager des discussions politiques".
Le LTTE n'a pas réagi dans l'immédiat à la déclaration du groupe de médiateurs, qui semble indiquer que les séparatistes tamouls font face à une défaite imminente.
L'inquiétude quant à la sécurité des dizaines de milliers de civils pris entre deux feux n'a cessé de croître dans le monde et, selon la Croix-Rouge, des "centaines" d'entre eux sont déjà morts et de "très nombreux" ont été blessés le mois dernier.
Le gouvernement du Sri Lanka est resté sourd aux appels internationaux à un cessez-le-feu. Il a lancé dimanche un assaut final contre les Tigres, qui luttent depuis 1972 pour la création d'un Etat indépendant dans le nord et l'est de l'île. Le conflit dans l'ex-Ceylan, ancienne colonie britannique, entre la minorité tamoule hindouiste et la majorité cinghalaise bouddhiste, a fait au moins 70.000 morts en 37 ans.

26/01/09 L'armée a pris la dernière ville des rebelles tamouls

L'armée du Sri Lanka s'est emparée dimanche de la dernière ville tenue par les rebelles tamouls dans le nord de l'île, un nouveau coup dur porté à la guérilla qui enchaîne depuis des mois les revers militaires dans le plus vieux conflit en cours en Asie
"Nous contrôlons totalement Mullaittivu", a proclamé dans un discours à la Nation retransmis en direct à la télévision le chef de l'armée, le général Sarath Fonseka, au terme de très violents combats.
La chute de cette localité, la dernière zone urbaine contrôlée par les Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE), est une défaite cuisante pour les insurgés qui ont déjà perdu le 2 janvier leur "capitale" politique, Kilinochchi, dans le le nord, après avoir été éjectés de leurs bastions de l'est à l'été 2007.
Début janvier, le président nationaliste sri-lankais Mahinda Rajapakse les avait sommés de déposer les armes, sous peine d'être écrasés cette année.
"Nous avons fait 95% du travail (pour vaincre les Tigres). La fin du terrorisme est proche et nous allons gagner à coup sûr", a lancé le général Fonseka en annonçant "la destruction de la garnison des LTTE à Mullaittivu".
Ce département côtier de Mullaittivu, zone rebelle depuis 1996, abrite une partie de leurs infrastructures militaires. Les insurgés sont dorénavant confinés dans la jungle sur un territoire de 20 km de long sur 15 km de large, selon l'armée.
Si l'on en croit les communiqués militaires --seule source d'informations sur le terrain de cette guerre sans image-- des commandos des forces spéciales, appuyés par 50.000 soldats et des hélicoptères de combat étaient entrés dans la journée dans la bourgade.
Là, ils ont buté sur la résistance féroce de 2.000 Tigres tamouls qui avaient même fait sauter un barrage samedi, inondant les environs de la ville pour espérer retarder l'avancée de l'armée. Les militaires avaient alors utilisé de petits bateaux.
Par ailleurs, les organisations humanitaires internationales s'inquiètent depuis des semaines du sort de 150.000 à 300.000 civils coincés dans la région de Mullaittivu et que les Tigres utiliseraient comme boucliers humains.
Dimanche, l'émissaire japonais Yasushi Akashi, dont le pays est le premier bailleur de fonds au Sri Lanka, a demandé à Colombo d'autoriser des travailleurs humanitaires à se rendre sur la ligne de front pour venir en aide à ces populations. "Il s'agit d'une question humanitaire urgente", a exhorté M. Akashi, après avoir rencontré le président Rajapakse.
Depuis le 1er janvier, Colombo est lancé dans ce qu'il présente comme son offensive finale contre les Tigres tamouls et le démantèlement total de leur "mini-Etat" dans le nord. L'armée contrôle toute la péninsule septentrionale de Jaffna, grâce à la prise d'un passage stratégique que la guérilla tenait depuis 2000, la Passe de l'Elephant, reliant Jaffna au reste du pays.
Toutes ces défaites militaires ne signent pas la mort des LTTE.
Mais elles sonnent peut-être "le début de la fin", avancent des experts locaux, après 37 ans de conflit dans l'ex-Ceylan, une île de 20 millions d'habitants située au sud-est de l'Inde et colonie britannique jusqu'en 1948.
Depuis 1972, les Tigres tamouls, hindouistes, se battent pour l'indépendance du nord et de l'est de ce pays peuplé à 75% de Cinghalais bouddhistes. Au moins 70.000 personnes ont perdu la vie dans cette guerre civile, dont des milliers depuis le regain des violences fin 2005, dès l'élection de M. Rajapakse.
Mais même si celui-ci accumule les victoires, il sous-estime la puissance de frappe des LTTE: c'est l'une des plus redoutables guérillas au monde, emmenée par son chef Velupillaï Prabhakaran, lequel est introuvable et a récemment juré de conserver son fief du nord.

18/08/08 L'armée sri-lankaise a conquis des bastions des Tigres tamouls

Des dizaines de milliers de civils ont fui, ces derniers jours, le nord du Sri Lanka alors que l'armée sri-lankaise multiplie ses offensives contre les rebelles tamouls du LTTE (Tigres de libération de l'Eelam tamoul). Selon le gouvernement de Colombo, plusieurs places fortes des rebelles auraient été reprises par l'armée.
Samedi 16 août, les combats faisaient ainsi rage dans la région de Kilinochchi où se trouve le quartier général des Tigres tamouls. Une dizaine de rebelles auraient été tués. Selon les autorités, les affrontements dans les villes de Vavuniya, de Welioya, de Mullaittivu et de Jaffna auraient causé la mort d'une quinzaine de combattants tamouls.
Des frappes aériennes ont également touché, au cours du week-end, des bunkers à l'est de la ville de Nachchijuda. Les chiffres avancés par le ministère de la défense et ceux annoncés par le LTTE sont souvent contradictoires. Le LTTE a dénoncé, sur son site Internet, les "bombardements à l'aveugle du gouvernement de Colombo et a appelé les civils à creuser des abris dans leur maison ou sur leur lieu de travail".
Selon le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), l'intensification des combats complique grandement le travail de l'assistance humanitaire en rendant inaccessible une partie du territoire. Sur son site Internet, l'organisation suisse indiquait, dimanche 17 août, "que l'accès à la nourriture, à des abris et à l'eau potable était d'une urgente priorité".
Le conflit a repris en décembre 2005, après trois ans de trêve. Il aurait fait plusieurs milliers de morts. Le retour des hostilités a coïncidé avec l'élection à la tête de l'Etat sri-lankais, en novembre 2005, de Mahinda Rajapakse. Allié à deux partis extrémistes cinghalais, qui réduisent ce conflit ethnique à un problème de "maintien de l'ordre", le président a promis l'éradication des rebelles tout en évoquant régulièrement son souhait d'ouvrir un dialogue avec les insurgés.
Pour leur part, les dirigeants du LTTE n'ont montré aucun signe réel de volonté d'un règlement négocié. Leur chef, Velupillai Prabhakaran, n'a pas renoncé à offrir aux Tamouls "une patrie indépendante".
En dépit de la violence de cette guerre, vieille de vingt-cinq ans, la communauté internationale semble peu à l'écoute de ces drames. Les combats sont peu visibles. L'armée et les rebelles interdisent les zones d'affrontements aux témoins neutres. Depuis 1983, plus de 70 000 personnes auraient été tuées et 800 000 déplacées.

24/04/08 Plus de 200 morts dans les combats les plus meurtriers en 18 mois

Le Sri Lanka a connu mercredi ses combats les plus meurtriers depuis un an et demi, qui ont fait au moins 200 morts, selon les différents bilans d'une violente offensive de l'armée repoussée par les rebelles séparatistes tamouls dans le nord de l'île.
Les Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE) ont affirmé avoir tué au moins 100 soldats srilankais, tandis que l'armée a déclaré que plus de 100 rebelles tamouls étaient morts durant les violents accrochages.
Les rebelles n'ont reconnu avoir perdu que 16 combattants, tandis que le ministère srilankais de la Défense -fait rarissime- a admis la perte de 43 soldats, 33 autres étant portés disparus, sur la péninsule septentrionale de Jaffna.
"L'armée srilankaise a subi plus de 100 morts et environ 500 blessés", a indiqué le LTTE, ajoutant que "16 vaillants combattants" tamouls sont morts au combat
Selon le ministère de la Défense "43 soldats ont fait le sacrifice suprême tandis que 123 autres militaires ont été blessés".
Aucune vérification indépendante de ces bilans contradictoires n'a pu être obtenue.
Des sites internet favorables aux insurgés ont en tout cas publié des photos de cadavres qu'ils présentent comme ceux de soldats gouvernementaux, tandis que l'armée de l'air évacuait vers Colombo des dizaines d'officiers blessés.
Il s'agit de toute façon des plus lourdes pertes en une seule journée pour les troupes du Sri Lanka depuis une débâcle en octobre 2006 dans la même région de Jaffna. A l'époque, cette offensive ratée avait coûté la vie à 129 soldats, en avait blessé 515 autres et les autorités avaient revendiqué la mort de 200 Tigres tamouls.
Les deux camps s'affrontent tous les jours dans le nord du Sri Lanka --dont une partie forme un mini-Etat contrôlé de facto par la guérilla-- et ils fournissent en général des informations contradictoires sur leurs combats. Les bilans sont jugés fantaisistes et sont invérifiables de sources indépendantes, le gouvernement bloquant tout accès aux lignes de front.
Ainsi, Colombo évalue la totalité des forces rebelles à 3.000 hommes, mais il affirme en avoir tué 3.025 depuis le 1er janvier et n'avoir perdu que 218 soldats au cours de la même période.
Indépendant depuis le 4 février 1948, l'ex-Ceylan peuplé de 20 millions d'habitants s'enlise dans le plus vieux conflit en cours en Asie, une guerre où alternent phases de combats, attentats et périodes d'accalmie.
En lutte depuis 1972, les Tigres tamouls, hindouistes, se battent pour l'indépendance du nord et du nord-est de ce pays peuplé à 75% de Cinghalais bouddhistes. Entre 60.000 et 70.000 personnes ont été tuées en trois décennies et des milliers sont mortes depuis le regain de violences de la fin 2005 lorsqu'a été élu le président nationaliste Mahinda Rajapakse.
Dans le nord, les accrochages au sol et les bombardements aériens allaient crescendo depuis la rupture en janvier d'un cessez-le-feu péniblement signé en février 2002 sous l'égide de la Norvège.
Enhardi par le retrait des Tigres en juillet 2007 de l'est de l'île, le gouvernement espère venir à bout des dernières poches de résistance dans le nord, d'autant que des élections régionales ont lieu le 10 mai .
Colombo avait promis d'écraser l'insurrection d'ici à cet été.
Mais, comme le relèvent des experts, le gouvernement a toujours sous-estimé la puissance de frappe des Tigres tamouls.
Les insurgés disposent d'une armée de terre, d'une force navale et même de petits avions, un cas unique au monde pour une guérilla. Ils commettent régulièrement des attentats suicide visant surtout des militaires, mais qui n'épargnent plus les civils.

07/04/08 L'aviation bombarde une base des Tigres tamouls

COLOMBO, Sri Lanka - L'aviation sri-lankaise a bombardé et détruit une base présumée d'entraînement de kamikazes des Tigres tamouls lundi tandis qu'au moins 49 rebelles et un soldat étaient tués dans des combats entre les indépendantistes et les forces gouvernementales dans plusieurs régions, selon l'armée.
La frappe aérienne, qui aurait touché la base dite du Tigre noir, dans le bastion des rebelles à Mankulam, dans le nord, a été lancée au lendemain d'un attentat-suicide imputé aux Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE), dans lequel 12 personnes, dont un ministre et un ancien champion olympique, ont péri au départ d'une course de marathon.
Un autre ministre avait été tué dans un attentat un peu plus tôt dans l'année. Il semble donc que les rebelles restent en mesure de lancer des attaques meurtrières en territoire tenu par le gouvernement tout en luttant contre l'offensive militaire dans leur berceau du nord-est du pays.
Le porte-parole des Tigres, Rasiah Ilanthirayan, n'était pas joignable et les informations de l'armée sont invérifiables indépendamment car les journalistes sont tenus à l'écart de la zone des combats.
Plus de 70.000 personnes ont été tuées depuis que les Tigres tamouls ont pris les armes en 1983 pour obtenir la création d'un Etat indépendant pour la minorité tamoule du Sri Lanka, qu'ils disent victime de discrimination de la part des autorités contrôlées par la majorité cingalaise. La guerre civile a repris de l'ampleur depuis que le gouvernement a officiellement mis fin en janvier à six ans d'un cessez-le-feu régulièrement violé par les deux parties.

06/04/08 Attentat au Sri-Lanka: 12 morts dont un ministre

COLOMBO - Un membre important du gouvernement sri-lankais, le ministre des Transports, a été tué, ainsi que 11 autres personnes, dimanche près de Colombo dans un attentat à la bombe attribué par la police et les autorités aux rebelles tamouls.
L'explosion a également fait plus de 90 blessés, a indiqué la police.
Le ministre, Jeyaraj Fernandopulle, âgé de 55 ans, assistait à Weliveriya, une ville proche de la capitale, à une cérémonie marquant le Nouvel An, qui sera célébré la semaine prochaine au Sri-Lanka.
L'explosion de forte puissance s'est produite au moment où le ministre prenait la parole devant des athlètes qui allaient s'élancer pour un marathon.
"C'est un attentat suicide des Tigres", a affirmé le ministre de la Communication, Anura Yapa, en désignant les Tigres de Libération de l'Eelam Tamoul (LTTE), la rébellion qui lutte pour l'autonomie du nord-est du Sri Lanka.
Selon la police, un kamikaze tamoul a réussi à s'introduire sur les lieux de la cérémonie et à actionner sa bombe. "Nous pensons que le kamikaze a pu se présenter comme un coureur du marathon", a déclaré un policier présent sur les lieux.
M. Fernandopulle, deuxième ministre sri-lankais assassiné cette année, avait participé aux négociations de paix avec les séparatistes tamouls, qui ont échoué. Le ministre de la Construction, D. M. Dassanayake, avait été tué le 8 janvier dans un attentat à la bombe.
Homme politique en vue régulièrement cité pour devenir Premier ministre, le ministre des Transports était dimanche sous la protection d'un grand nombre de gardes du corps.
Le président Mahinda Rajapakse a dénoncé cet assassinat comme un acte "lâche", affirmant qu'il avait été perpétré par les Tigres tamouls.
"Je souhaite réaffirmer que cette attaque ignoble n'affaiblira pas notre détermination à éradiquer le terrorisme", a déclaré le chef de l'Etat dans un communiqué.
Le Sri Lanka est en proie à la violence depuis 1972.
Les rebelles tamouls, hindouistes, se battent pour l'autonomie du nord et du nord-est du Sri-Lanka, un pays peuplé à 75% de Cinghalais bouddhistes. Entre 60.000 et 70.000 personnes ont été tuées dans ce conflit et des milliers sont mortes depuis le regain de violences de la fin 2005.
Les violences sont allées crescendo dans le nord de l'île, où les rebelles contrôlent de facto un mini-Etat, depuis la fin officielle, le 16 janvier, de la trêve entre le gouvernement et les LTTE conclue en février 2002 sous l'égide de la Norvège.
Le gouvernement sri-lankais avait en effet notifié début janvier à Oslo sa décision de mettre fin à l'accord de cessez-le-feu.
En réalité, cette trêve avait volé en éclats depuis l'élection fin 2005 du président Rajapakse, un nationaliste partisan de la manière forte contre ceux qu'il qualifie de "terroristes", tout comme les Etats-Unis et l'Union européenne.

02/04/08 Un rapport épingle les forces de sécurité

Dans un rapport publié mardi, une organisation de défense des droits de l'homme impute le meurtre en 2006 de 17 employés de l'organisation humanitaire Action contre la faim (ACF) aux forces de sécurité locales et accuse le gouvernement d'avoir couvert l'affaire. A l'époque, il s'agissait de la plus grave attaque contre des travailleurs humanitaires depuis l'attentat d'août 2003 contre le siège de l'Onu à Bagdad qui avait tué 22 employés des Nations unies. Le 6 août 2006, les corps des 17 employés locaux d'ACF, pour la plupart d'origine tamoule, avaient été retrouvés gisant face contre terre, tués par balle, dans les locaux de l'ONG à Mutur, ville en majorité musulmane. L'armée avait alors affirmé qu'ils avaient été pris dans des combats entre les militaires et les rebelles tamouls. L'organisation sri-lankaise University Teachers for Human Rights (UTHR) accuse un garde et deux policiers d'être les principaux responsables du massacre des humanitaires. "Les preuves montrent que les forces de sécurité gouvernementales, dont la police, ont tué les 17 travailleurs humanitaires et que des hauts-responsables de la police l'ont couvert", déclare Rajan Hoole de l'UTHR. "Le meurtre de civils en temps de conflit est un crime de guerre. Les meurtriers et leurs supérieurs devraient comparaître devant la justice". Le gouvernement sri-lankais a nié toute implication dans le massacre et mis en cause les Tigres de libération de l'Eelam tamoul. "AIR DE FÊTE" Des observateurs internationaux ont fait savoir au gouvernement qu'ils se retiraient de l'enquête en raison d'ingérences extérieures et du non respect des standards internationaux. Le rapport indique que le frère du garde présenté comme l'un des principaux meurtriers avait été tué la veille du massacre par un combattant des LTTE et qu'il avait menacé de se venger. Il dit également qu'un commandant des forces spéciales locales avait donné pour instruction à ses hommes de "liquider" toute personne parlant tamoul, s'ils la soupçonnaient d'être un combattant rebelle habillé en civil. Des témoins ont fait état d'un "air de fête" dans le commissariat de police de Mutur après le massacre. Le rapport affirme également que le meurtre de cinq étudiants tamouls, abattus un peu plus tôt dans l'année à Trincomalee, avait déjà été couvert par les autorités. L'organisation Human Rights a salué le "brillant travail d'enquête" réalisé par l'UTHR. "Il (le rapport) fait plus que donner les noms des responsables des meurtres brutaux (des humanitaires) d'ACF", a déclaré James Ross, conseiller juridique de HRW. "Cela montre que les enquêtes du gouvernement ne sont qu'une mauvaise farce jouée devant les familles des victimes et la communauté internationale". L'UTHR a souligné que la publication de ce rapport n'était pas sans risque. Trois témoins ont déjà été tués, un quatrième est porté disparu et d'autres ont fui le pays.

12/02/08 Une cinquantaine de morts dans les combats quotidiens au Sri Lanka

COLOMBO - Une cinquantaine de personnes ont été tuées lundi dans le nord du Sri Lanka où l'armée et les séparatistes tamouls s'affrontent quotidiennement au prix de dizaines de morts chaque jour, a annoncé mardi le gouvernement.
De violents accrochages ont éclaté dans la région septentrionale de Weli Oya entre les Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE) et les forces de sécurité, qui ont perdu 11 des leurs tandis que 35 autres ont été blessés, a dit un responsable du ministère de la Défense.
Le ministère estime que 42 insurgés ont péri dans les combats et que 21 ont été blessés. Ces chiffres s'ajoutent aux 68 Tigres tamouls et aux quatre soldats tués au cours du week-end dernier sur les lignes de front qui séparent le mini-Etat contrôlé de facto par la rébellion dans le nord et le reste du Sri Lanka.
Selon le ministère de la Défense, 1.168 insurgés et 68 militaires sont morts depuis le début de l'année, à raison d'une trentaine de personnes tuées par jour. Mais les bilans fournis par les autorités et par les Tigres tamouls sont invérifiables et en général contradictoires.
En conflit depuis 1972, Colombo et les LTTE ne sont plus tenus, depuis le 16 janvier, par le fragile cessez-le-feu qu'ils avaient péniblement signé le 23 février 2002, sous l'égide de la Norvège. Les deux camps se livrent désormais une guerre à outrance.

02/02/08 Au moins 20 morts dans un attentat à bord d'un bus

COLOMBO - Au moins 20 personnes ont été tuées et plus de 60 blessées lors d'un nouvel attentat survenu samedi à bord d'un car bondé dans le nord du Sri Lanka où les violences font quotidiennement rage, selon des sources officielles.
L'explosion s'est produite à la gare routière de Dambulla (150 km au nord de Colombo) dans un car d'une compagnie privée qui assurait la liaison entre les localités de Kandy (centre) et Anuradhapura (centre-nord), selon la police et l'armée.
Six hommes et 14 femmes ont péri dans la déflagration, a précisé le porte-parole de l'armée, Udaya Nanayakkara.
Quelque 42 blessés ont été transportés à l'hôpital de Dambulla tandis que 26 autres ont été acheminés vers deux autres établissements de la région, a précisé un porte-parole de l'hôpital de Dambulla.
"La plupart des victimes souffrent de graves brûlures", a-t-il ajouté.
Le véhicule, qui transportait des bouddhistes en pèlerinage, avait fait escale à Dambulla, une plaque tournante pour les transports régionaux, lorsque l'explosion a eu lieu.
L'attaque n'a pas été revendiquée mais le président Mahinda Rajapakse, un nationaliste de gauche partisan d'une ligne ferme envers les rebelles tamouls, a promptement désigné les Tigres.
Tout en dénonçant une "attaque sauvage", il a estimé dans un communiqué que les Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE) "attendent des représailles (de la majorité cinghalaise) pour s'attirer la compassion de la communauté internationale".
En juillet 1983, un attentat perpétré par les Tigres qui avait coûté la vie à 13 soldats sri lankais avait déclenché des pogroms antitamouls. Entre 400 et 600 Tamouls avaient été massacrés déclenchant une vague de condamnations internationales. Le "Juillet noir" est aussi considéré comme le début de la guerre civile au Sri Lanka.
Haut lieu de pélerinage et de tourisme, Dambulla est réputé pour ses peintures murales bouddhiques et ses statues classées au patrimoine de l'Unesco.
Les rebelles tamouls avaient perpétré un attentat suicide dans la même région en octobre 2006, tuant au moins 116 marins en permission.
L'attentat de samedi survient alors que la sécurité a été renforcée dans l'île deux jours avant les célébrations du 60e anniversaire de son indépendance de la Grande-Bretagne, le 4 février 1948.
Les violences vont crescendo dans l'île depuis que Colombo et les rebelles des LTTE ne sont plus tenus (depuis le 16 janvier) par le fragile cessez-le-feu qu'ils avaient signé le 23 février 2002, sous l'égide de la Norvège.
Les deux camps se livrent désormais une guerre à outrance et sans les médiateurs norvégiens et islandais.
En réalité, le cessez-le-feu a volé en éclats depuis l'élection fin 2005 du président Mahinda Rajapakse.
Les Tigres tamouls, hindouistes, se battent pour l'indépendance du nord et du nord-est du Sri Lanka, un pays peuplé à 75% de Cinghalais bouddhistes. Leur île de 20 millions d'habitants, à l'économie plutôt prospère, s'enlise dans le plus vieux conflit en cours en Asie, une guerre oubliée où alternent phases de combats, attentats et périodes d'accalmie.

17/01/08 L'armée a bombardé un repaire de dirigeants tamouls

COLOMBO - L'armée du Sri Lanka a annoncé jeudi "le bombardement réussi" d'un repaire de chefs rebelles séparatistes tamouls dans le nord de l'île, au lendemain de la fin officielle du cessez-le-feu de 2002.
"Des avions de chasse de l'armée de l'air du Sri Lanka ont pris pour cible une rassemblement de hauts dirigeants des LTTE (Tigres de libération de l'Eelam tamoul) dans la ville de Killinochchi", a indiqué le ministère de la Défense dans un communiqué. "Les pilotes ont confirmé que les lieux avaient été totalement détruits", ont poursuivi les autorités militaires.
Le site internet proche des rebelles tamouls, TamilNet, parle lui de sept civils blessés après que des avions de combat ont frappé une zone habitée par des civils.
Au moins 24 civils ont été tués mercredi et des dizaines d'autres blessés par un attentat à la bombe contre un bus au Sri Lanka le jour de la rupture officielle d'un cessez-le-feu scellé en 2002 entre le gouvernement et les séparatistes tamouls.
L'autocar, circulant à 230 kilomètres au sud de la capitale Colombo, transportait des civils, dont des écoliers, quand a explosé une puissante mine bourrée d'explosifs et de billes en métal, a annoncé le ministère de la Défense. "Des terroristes ont ensuite ouvert le feu sur des survivants", a affirmé le ministère, sur la foi de sources policières. "Vingt-quatre personnes ont été tuées" et 66 blessées, parmi lesquelles huit sont dans un état critique.
La plupart des morts étaient des femmes et huit enfants sont soignés dans un dispensaire, a précisé son responsable, Sumith Rajasuriya.
Il s'agit d'un "acte de sauvagerie" perpétré par les "terroristes" des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE), a dénoncé dans la soirée le président Mahinda Rajapakse. Juste avant, une deuxième attaque à la bombe, dans la même région, a visé un véhicule militaire et un villageois a été abattu.
Surtout, l'attentat sanglant contre le bus coïncide avec la fin officielle à minuit de la trêve conclue le 23 février 2002 entre Colombo et les LTTE, sous l'égide de la Norvège.
Le gouvernement avait notifié début janvier à Oslo sa décision de rompre l'accord de cessez-le-feu scellé il y a six ans. Le contrôle de la trêve assuré par la Norvège et l'Islande se terminait aussi mercredi soir.
Composée de 31 observateurs scandinaves, la Mission de contrôle du cessez-le-feu (SLMM) a d'ailleurs fermé ses bureaux à Colombo, non sans avoir lancé un dernier appel aux belligérants. "Ce conflit complexe ne peut pas se régler par des moyens militaires", a plaidé le chef de la SLMM, un général norvégien en retraite, Lars Jon Solvberg.
De toute façon, le cessez-le-feu a volé en éclats depuis l'élection fin 2005 du président Rajapakse, un nationaliste partisan de la manière forte contre ceux qu'il qualifie de "terroristes", tout comme l'Union européenne et les Etats-Unis. Leur ambassade a, pour la énième fois, réclamé une solution politique au conflit ethnique.
Les Tigres tamouls, hindouistes, se battent pour l'indépendance du nord et du nord-est du Sri Lanka, un pays peuplé à 75% de Cinghalais bouddhistes.
Cette île de 20 millions d'habitants s'enlise dans le plus vieux conflit en cours en Asie, une guerre oubliée où alternent phases de combats, attentats et périodes d'accalmie. Depuis 1972, 60.000 à 70.000 personnes ont été tuées et des milliers sont mortes depuis la fin 2005.

08/01/08 Un ministre srilankais tué dans un attentat à la bombe

COLOMBO - Quelques jours après l'annonce par le gouvernement de la rupture du cessez-le-feu avec les séparatistes tamouls, la violence est encore montée d'un cran mardi au Sri Lanka avec la mort d'un ministre dans un attentat à la bombe dans un pays en proie à un conflit qui dure depuis plus de 35 ans.
D. M. Dassanayake, ministre sri lankais de la construction, blessé dans l'explosion d'une bombe qui visait son convoi, entre la capitale Colombo et l'aéroport, n'a pas survécu à ses blessures et est mort à l'hôpital, a indiqué le docteur Lalini Gunasekera. Dix autres personnes ont été blessées.
"Le ministre était en route vers le Parlemant quand son véhicule a sauté sur une mine et a été fortement endommagé", a indiqué à l'AFP un porte-parole de l'armée, le brigadier Udaya Nanayakkara.
Selon la police, une mine à fragmentation, arme souvent utilisée par les rebelles des Tigres tamouls, a explosé au passage du convoi du ministre sur une route à 25 km au nord de la capitale.
Cet attentat intervient cinq jours après une attaque similaire, mercredi sur une route près de Colombo, attribuée aux Tigres tamouls, où cinq personnes ont été tuées et une vingtaine blessés dans l'explosion d'une mine au passage d'un bus de l'armée.
Jeudi, deux soldats sont morts et trois ont été blessés dans le nord du pays, dans un autre attentat à la bombe qui visait un camion de transport militaire.
La violence redouble donc au Sri Lanka alors que le gouvernement a annoncé jeudi avoir communiqué à la Norvège un préavis de deux semaines pour mettre fin formellement le 16 janvier au cessez-le-feu avec les Tigres de libération de l'Elam tamoul (LTTE, séparatistes tamouls), conclu en février 2002 sous l'égide de la Norvège.
Depuis lors, les mesures de sécurité ont été encore renforcées sur l'île.
Dimanche, les forces de sécurité ont lancé une vaste opération de recherches dans la capitale Colombo et autour de l'aéroport.
Dans la ville de 650.000 habitants, 280.000 véhicules ont été contrôlés, 75.000 personnes interrogées et 198 arrêtées, a indiqué la police.
Dans le nord de l'île en partie contrôlé par les rebelles, où les combats ont redoublé de vigueur, 95 rebelles et 6 militaires ont été tués depuis le début de l'année, selon des chiffres du gouvernement.
L'armée sri-lankaise, qui a annoncé en fin d'année l'intensification en 2008 de sa lutte contre les séparatistes tamouls afin de "détruire" leurs positions, affirme avoir pris le dessus sur les Tigres tamouls et être en position de reprendre le contrôle du nord de l'île.
Le Sri Lanka, une île de 20 millions d'habitants, ne parvient pas à mettre fin au plus vieux conflit en cours en Asie, une guerre où alternent phases de combats et périodes d'accalmies.
Un cessez-le-feu avait bien été conclu en février 2002, sous l'égide de la Norvège, mais il a volé en éclats depuis l'arrivée au pouvoir fin 2005 du président Mahinda Rajapakse, un nationaliste partisan de la méthode forte contre ceux qu'il qualifie de "terroristes".

03/01/08 Le Sri Lanka se retire formellement du cessez-le-feu avec les rebelles

COLOMBO - Le gouvernement du Sri Lanka a annoncé mercredi qu'il se retirait formellement du cessez-le-feu avec les rebelles séparatistes tamouls conclu en février 2002 sous l'égide de la Norvège, a annoncé à l'AFP le porte-parole de la présidence Chandrapala Liyanage.
"Le conseil des ministres a décidé aujourd'hui de se retirer du cessez-le-feu", a déclaré M. Liyanage, ajoutant que "le processus légal" pour ce faire allait être engagé.
Conformément au cessez-le-feu de février 2002, aussi bien les Tigres de libération de l'Elam tamoul (LTTE, séparatistes tamouls) que le gouvernement ont la possibilité de se retirer de l'accord après avoir donné un préavis de deux semaines à Oslo.
Le Premier ministre Ratnasiri Wickremanayake a proposé que le gouvernement se retire formellement du cessez-le-feu car ce dernier ne tenait plus que sur le papier depuis la reprise des combats en décembre 2005, a indiqué le porte-parole.
Le cessez-le-feu conclu sous l'égide de la Norvège a dans les faits volé en éclats depuis l'arrivée au pouvoir fin 2005 du président Mahinda Rajapakse, un nationaliste partisan de la méthode forte contre ceux qu'il qualifie de "terroristes".
Le gouvernement a mis en place une commission chargée d'examiner les implications légales de la décision de Colombo de se retirer de la trêve.
A l'annonce de la décision, le gouvernement norvégien s'est déclaré "profondément préoccupé". Le ministre de l'Environnement et du Développement international, Erik Solheim, impliqué dans la médiation norvégienne, a déclaré sur le site du ministère des Affaires étrangères: "Je regrette que le gouvernement prenne cette lourde décision".
"Cela vient s'ajouter aux actes de violence de plus en plus fréquents et brutaux commis par les deux parties, et je suis profondément préoccupé de la possibilité que la violence et les hostilités connaissent une nouvelle escalade", a dit M. Solheim.
Outre le retrait formel du cessez-le-feu, le ministère sri-lankais de la Défense a indiqué que le gouvernement avait aussi décidé de mettre fin formellement à tout processus de paix avec les LTTE.
Pour le gouvernement, "il n'y a pas lieu de tenter de parvenir à un règlement (de paix) avec une entité terroriste", selon le porte-parole du ministère Keheliya Rambukwella.
La semaine dernière, le ministre de la Défense Gotabhaya Rajapakse, frère du président Mahinda Rajapakse, a affirmé publiquement qu'il n'y avait plus lieu de respecter un cessez-le-feu moribond, qualifiant de "plaisanterie" l'accord de 2002.
Velupillai Prabhakaran, le chef suprême des LTTE, avait de son côté jugé fin novembre dernier qu'il était impossible de faire la paix avec le gouvernement sri-lankais, après 35 ans de conflit.
Mais jusqu'à présent, en dépit d'âpres combats faisant rage depuis décembre, ni le gouvernement ni les LTTE ne voulaient apparaître comme étant celui qui s'était retiré le premier officiellement du cessez-le-feu.
Les Etats-Unis avaient appelé à une relance du processus de paix entre les protagonistes de ce conflit qui a fait plus de 60.000 morts depuis 1972.

26/12/07 Sri Lanka: les deux journalistes français libérés

COLOMBO - Deux journalistes de la chaîne de télévision France 24 qui avaient été arrêtés au Sri Lanka ont été libérés, a annoncé mercredi le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner.
Les autorités srilankaises avaient arrêté les deux journalistes les accusant d'avoir tourné des images devant un centre de détention militaire ainsi que onze Tamouls.
Les deux journalistes de France 24 ont été arrêtés au cours de la nuit de lundi à mardi à Ratgama, à 105 km au sud de Colombo. Ils avaient été placés en détention par les militaires dès lundi soir, a indiqué un responsable de la police locale.
Selon le mouvement pour les médias libres (FMM), une organisation srilankaise indépendante, les deux journalistes, une femme et un cameraman, filmaient une famille tamoule qui rendait visite à des proches incarcérés dans le centre de détention à la veille de Noël.
Selon la version de la police, les deux journalistes et les onze Tamouls ainsi que leur chauffeur ont été arrêtés après que la cameraman eut été accusé d'avoir filmé un point de contrôle militaire devant le centre de détention de Boosa.
Les militaires ont rouvert récemment le centre de détention de Boosa à la suite de nombreuses arrestations de Tamouls dans le cadre du conflit armé entre l'armée gouvernementale et les insurgés des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE).
La chaîne de télévision France 24 n'a fait dans l'immédiat aucun commentaire sur cette affaire.
Le FMM a exigé la libération immédiate des journalistes, accusant les autorités de commettre des abus à d'entraver le droit à l'information.
"Les autorités ignorent que les médias ont le droit de rendre compte d'une manière créative de sujets touchant aux arrestations et aux détentions", selon FMM.
"Le FMM ne considère pas la prise d'images d'un point de contrôle routier comme une affaire relevant de la sécurité nationale et exprime sa grave préoccupation concernant l'arrestation d'une équipe de télévision et de toute une famille pour un incident mineur", a ajouté l'organisation.
Conformément aux lois d'exception en vigueur dans le pays, les suspects peuvent être maintenus en détention pendant 48 heures sans inculpation, a indiqué l'organisation
Le centre de détention de Boosa était considéré comme un lieu où l'on pratiquait la torture lorsque des rebelles marxistes y étaient détenus à la fin des années 1980.
Le Sri Lanka est considéré par les organisations de défense des droits de la la presse comme d'un des pays les plus dangereux du monde pour les journalistes.
Depuis août 2005, onze journalistes ont été tués au Sri Lanka, dont dix dans des zones contrôlées par le gouvernement, selon la Fédération internationale des journalistes (FIJ).
Des affrontements opposent l'armée du Sri Lanka aux rebelles tamouls dans le nord du pays, un conflit au cours duquel ont alterné phases de combats et périodes d'accalmie, et qui a fait des dizaines de milliers de morts depuis 1972.
"Bernard Kouchner adresse ses vifs remerciements à tous ceux qui ont contribué à cette libération et notamment aux autorités du Sri Lanka", a déclaré la porte-parole du Quai d'Orsay.

03/12/07 Six militaires et 39 rebelles tamouls tués

COLOMBO - Des affrontements dans le nord du Sri Lanka ont fait 39 morts parmi les rebelles des Tigres tamouls et six dans les rangs de l'armée, apprend-on de source militaire.
Des dizaines de combattants ont été blessés dans ces combats, qui se sont déroulés dans le district de Mannar, au Nord-ouest, où les raids aériens, les explosions et les fusillades sont désormais presque quotidiens.
Les Tigres de libération de l'Eelam Tamoul (LTTE) n'ont pu être joints dans l'immédiat. Le bilan des combats n'a pu être confirmé de façon indépendante.

29/11/07 Double attentat tamoul à Colombo, 18 morts

COLOMBO - Au moins 17 personnes ont été tuées et 43 blessées mercredi par l'explosion d'une bombe dans la banlieue de Colombo, la capitale du Sri Lanka, ont annoncé des responsables, qui ont attribué cet "attentat" aux rebelles séparatistes tamouls.
"La bombe a tué au moins 17 personnes et en a blessé 43 autres, certains grièvement", a annoncé un officier de police, présent sur les lieux de l'"attentat", devant un magasin de vêtements, juste à l'extérieur de la muncipalité de Colombo.
Un porte-parole de l'hôpital Kalubowila, où ont été amenés les corps des victimes, a dit craindre un bilan encore plus lourd.
"D'après les informations disponibles, la bombe a explosé au carrefour Nugegoda (tout près de Colombo) et un autobus a pris feu après cet attentat", a indiqué le ministère sri-lankais de la Défense, accusant les insurgés des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE).
L'explosion est survenue lorsque des agents de sécurité du magasin de vêtements fouillaient le sac à main d'une femme, a précisé la police.
"Nous sommes en train d'enquêter pour savoir s'il s'agit d'une kamikaze ou si la bombe se trouvait dans son sac", a dit le policier joint au téléphone. "La circulation est chaotique", a-t-il ajouté, au moment où les habitants de Colombo rentraient chez eux.
S'il s'agit bien d'un attentat suicide, c'est le deuxième de la journée à Colombo.
Ce matin, une femme handicapée appartenant à l'organisation des séparatistes tamouls s'est fait exploser dans le centre de la capitale, dans un attentat visant un ministre et qui a fait un mort et deux blessés.
La kamikaze a tenté d'entrer dans les bureaux du ministre de la Protection sociale, Douglas Devananda, mais elle a été arrêtée et a déclenché les explosifs qu'elle portait sur elle, apparemment cachés dans son soutien-gorge.
Le ministre n'a pas été touché.
La femme tamoule, atteinte de la polio, est morte dans l'explosion.
Le ministre Devananda qu'elle visait est un ancien rebelle tamoul des LTTE, devenu l'un de leurs plus virulents opposants depuis qu'il a rejoint le pouvoir sri-lankais à majorité cinghalaise dans les années 1980.
Les LTTE ont commémoré en juillet le 20e anniversaire de leur tout premier attentat suicide en rendant hommage aux 322 combattants tamouls qui se sont fait exploser depuis.
En l'espace d'une année, 61 "Tigres noirs" ont été envoyés comme kamikazes et la plupart étaient des femmes. Ces attentats visent en général des soldats sri-lankais.
Ces attaques interviennent alors que le chef suprême des Tigres, Velupillai Prabhakaran, a jugé mardi qu'il était impossible de faire la paix avec le gouvernement "génocidaire" sri-lankais, après 35 ans de conflit.
Les Tigres tamouls, majoritairement hindouistes, se battent pour l'indépendance du nord et du nord-est du Sri Lanka, un pays peuplé à 75% de Cinghalais majoritairement bouddhistes. Depuis 1972, plus de 60.000 personnes ont été tuées dans les violences et entre 5.000 et 6.000 sont mortes depuis la fin 2005.
Les Tigres tamouls, qui se battent depuis 1983 pour obtenir la création d'un Etat tamoul dans le nord et l'est de l'ancienne île de Ceylan, n'ont pour le moment pas commenté la nouvelle.

18/10/07 Au moins 38 morts dans une attaque des Tigres tamouls

COLOMBO - Au moins 38 soldats et rebelles ont été tués dans une attaque des rebelles tamouls contre les forces gouvernementales dans un parc national du Sri Lanka, selon un nouveau bilan, a indiqué mardi le ministère de la Défense. Les corps de six soldats ont été découverts mardi matin, après une attaque dans la nuit contre un détachement de l'armée dans le Parc national de Yala, au sud-est du pays. Un septième militaire a été tué mardi et trois ont été blessés. "Nous avons découvert les corps de six soldats ce matin et les recherches se poursuivent alors que des renforts ont été déployés", selon un officiel. Selon le ministère de la Défense, au moins 30 rebelles ont été tués et de nombreux autres blessés, un chiffre que les Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE) n'ont pas confirmé. Aucun touriste étranger ne se trouvait au moment des affrontements dans le parc de Yala, l'un des principaux sanctuaires pour la vie sauvage au Sri Lanka et destination touristique prisée, a indiqué l'armée. Fermé à la suite de ces affrontements, le parc devrait rouvrir mardi. Les insurgés tamouls, majoritairement hindouistes, se battent pour l'indépendance du nord et du nord-est du Sri Lanka, un pays peuplé à 75% de Cinghalais bouddhistes. Depuis 1972, plus de 60.000 personnes ont perdu la vie dans les violences et plus de 5.400 sont mortes depuis la fin 2005.

29/09/07 En France, cinq collecteurs de fonds des tigres tamouls présentés à un juge

PARIS - Cinq personnes arrêtées lundi dans le cadre d'une enquête sur le financement du mouvement séparatiste sri-lankais des Tigres tamouls (Tigres de libération de l'Eelam tamoul, LTTE) sont présentées vendredi soir à un juge d'instruction antiterroriste en vue de leurs éventuelles mises en examen, a-t-on appris de sources judiciaires.
Le juge Philippe Coirre doit leur notifier des charges pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste", "financement du terrorisme" et "extorsion de fonds", ajoutait-on de mêmes sources.
Les cinq hommes devraient être présentés dans la soirée à un juge des libertés et de la détention qui doit statuer sur leur éventuelle incarcération.
Réfugiés politiques en France, les suspects sont soupçonnés d'avoir racketté des membres de la communauté sri-lankaise en France. On estime de sources judiciaires qu'entre deux et trois millions d'euros ont été versés tous les ans depuis la France aux Tigres tamouls.
Des perquisitions effectuées au mois d'avril, quand quinze personnes ont déjà été mises en examen, ont permis de saisir la comptabilité des collecteurs de fonds, ce qui permet aux juges de les exploiter.
En mai 2006, l'Union européenne a inscrit les Tigres tamouls sur la liste des organisations terroristes. L'argent récolté en France était directement reversé au LTTE, un mouvement séparatiste sri-lankais qui mène une guérilla contre l'armée nationale depuis des années.
Le 26 mars, les Tigres ont bombardé une base de l'armée sri-lankaise dans la banlieue de Colombo, tuant trois soldats et en blessant 16 autres. Il s'agissait de la première attaque aérienne des séparatistes tamouls dans le conflit qui les oppose au pouvoir central, dominé par les Cinghalais.

28/09/07 L'armée sri lankaise dit avoir coulé trois bateaux ennemis

Colombo - Les forces gouvernementales ont mené une bataille navale de trois heures contre vingt bateaux des Tigres tamouls au large de la côte est du Sri Lanka vendredi, coulant trois bateaux rebelles et tuant l'un de leurs commandants les plus importants.
La bataille a eu lieu alors que depuis une semaine, les combats s'intensifient près du fief des rebelles tamouls, dans le nord du pays, laissant craindre un regain de violence dans une guerre civile qui dure depuis une vingtaine d'années au Sri Lanka.
La vague de violences entre forces gouvernementales sri-lankaises et combattants des Tigres tamouls dans le nord du Sri Lanka ont fait plus de 60 morts côté rebelle ces derniers jours, selon l'armée sri lankaise.

15/09/07 Dix-neuf morts dans des violences au Sri Lanka 

Colombo - Dix-neuf personnes ont été tuées dans l'explosion d'une bombe et au cours d'affrontements entre des soldats sri-lankais et des rebelles tamouls dans le nord du pays, a annoncé samedi l'armée.
Un bus transportant des soldats a été visé par l'explosion d'une bombe vendredi soir dans la péninsule de Jaffna. La déflagration a tué deux soldats et blessé sept autres, a-t-on appris auprès du service de presse du ministère de la Défense.
Plusieurs heures auparavant, six rebelles des Tigres tamouls et trois soldats avaient été tués lors de combats dans le district de Vavuniya. Huit insurgés ont trouvé la mort dans d'autres affrontements, précise-t-on de même source.
Les Tigres tamouls mènent depuis 1983 une lutte armée pour la création d'un Etat indépendant pour leur minorité. Un cessez-le-feu signé en 2002 grâce à la médiation de la Norvège a permis d'apaiser la situation, mais plus de 5.000 personnes ont été tuées au cours des 22 derniers mois dans les combats qui ont repris, portant le bilan à plus de 70.000 morts depuis le début du conflit.

02/09/07 L'armée s'est emparée d'une base des rebelles tamouls dans le nord

Colombo - L'armée sri-lankaise a pris le contrôle d'une base des Tigres tamouls dimanche, au deuxième jour d'une nouvelle offensive dans le nord du pays tenu par les rebelles, a annoncé le ministère de la Défense.
Le camp des "Sea Tigers", aile navale des séparatistes, se trouve à Silavathurai dans la région de Mannar, a précisé un représentant du centre d'information du ministère sous couvert de l'anonymat. Trois bateaux ainsi qu'un grand nombre de mines anti-personnel et de détonateurs ont été découverts, a-t-il ajouté sans autres détails. Il a expliqué qu'il ne disposait d'aucune information faisant état de victimes.
Mannar, à quelque 220km au nord-ouest de Colombo, est devenu un point explosif dans le conflit entre les autorités et les rebelles tamouls.
L'armée a lancé samedi une nouvelle offensive destinée à prendre le contrôle de zones au sud de Mannar, où, selon les autorités, les séparatistes tamouls retiennent quelque 6.000 civils à l'enrôlement.
Les forces gouvernementales se sont emparées de la Province orientale du Sri Lanka en juillet, prenant le contrôle de la région pour la première fois en 13 ans. Cependant, les rebelles contrôlent encore une large zone dans le nord.
Les rebelles veulent créer un Etat indépendant pour les Tamouls, en butte des décennies durant à des discriminations de la part des autorités.
Un cessez-le-feu signé en 2002 grâce à la médiation de la Norvège a permis d'apaiser la situation, mais plus de 5.000 personnes ont été tuées au cours des 22 derniers mois dans les combats qui ont repris, portant le bilan des morts à plus de 70.000 sur une période de plus de 20 ans.
En dépit de l'effondrement du cessez-le-feu, aucune des deux parties n'a officiellement rompu le pacte, par crainte d'un isolement sur le plan international. 

20/06/07 40 rebelles séparatistes tamouls tués par l'armée lors d'une bataille navale

Colombo - L'armée sri-lankaise a annoncé avoir détruit cinq bateaux de rebelles séparatistes tamouls, tuant quelque 40 guérilleros, lors d'une bataille navale mardi au large de la côte nord du Sri-Lanka.
Les affrontements ont éclaté au large de Point Pedro sur la péninsule de Jaffna au nord de l'île lorsqu'une patrouille navale s'est fait attaquer par une vingtaine de bateaux de rebelles séparatistes tamouls, a déclaré le porte-parole de l'armée.
"Nous avons détruit cinq bateaux, quatre d'entre eux ont coulé et le cinquième est en train de brûler. Nous pensons qu'environ 40 membres des Tigres tamouls ont été tués", a-t-il précisé.

24/05/07 Les Tigres Tamouls affirment avoir tué 35 marins sri-lankais

Colombo - Les rebelles séparatistes des Tigres Tamouls ont affirmé jeudi avoir pris le contrôle d'un camp de la marine sri-lankaise dans le nord du pays, tuant 35 marins.
"La cible était un camp naval au sud de Delft, et les combats n'ont duré que 20 minutes et nous avons totalement pris le contrôle du camp", a déclaré Rasia Ilanthirayan, porte-parole des Tigres Tamouls. "Notre unité d'attaque navale a plus tard découvert 35 corps".
Plus tôt, le porte-parole du commandant de la marine sri-lankaise, D. K. P Dassanayake avait indiqué qu'une flotte de 15 navires rebelles avait attaqué le camp de Delft et que la marine avait réussi à couler l'un de ces bateaux.

20/05/07 L'armée affirme avoir tué 541 rebelles en quatre mois

Colombo - L'armée du Sri Lanka a affirmé dimanche qu'elle avait tué plus de 500 rebelles des Tigres tamouls au cours des quatre derniers mois, en perdant seulement 44 de ses soldats pendant la même période, dans des combats qui ont fait voler en éclats le processus de paix.
Selon un porte-parole de l'armée, Prasad Samarasinghe, 541 rebelles ont été tués dans des affrontements dans le nord du pays. Ce chiffre ne pouvait toutefois pas être vérifié par des sources indépendantes.

05/05/07 12 morts dans des affrontements entre la marine et les Tigres tamouls

Colombo - La marine sri-lankaise a détruit deux navires des Tigres tamouls au large des côtes Est du pays tôt samedi matin, tuant au moins 12 rebelles, selon un porte-parole. Les Tigres tamouls ont affirmé que seuls trois des leurs avaient péri.
Les affrontements en mer ont eu lieu au large de la ville de Pulmoddai, à environ 225km au Nord-Est de la capitale Colombo, selon le porte-parole Prasad Samarasinghe, après que la marine avait repéré un groupe de bateaux rebelles.
Le porte-parole des Tigres tamouls, Rasiah Ilanthirayan, a affirmé que c'est l'armée qui avait ouvert le feu et que les rebelles avaient repoussé l'attaque. Il a toutefois reconnu que trois combattants avaient été tués.
Les affrontements entre le gouvernement sri-lankais et les Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE) sont fréquents depuis un regain de violence fin 2005 même si les deux parties affirment respecter la trêve conclue en 2002 sous l'égide de la Norvège.

29/04/07 Panique à Colombo après deux raids aériens des Tigres

Colombo - Les séparatistes tamouls ont mené deux raids aériens dimanche matin sur la capitale sri-lankaise Colombo et sa banlieue causant apparemment peu de dégâts mais provoquant la panique parmi les millions de fans suspendus à la finale de la Coupe du monde de cricket.
"Nous avons envoyé deux escadrilles contre des installations fournissant du carburant à l'aviation militaire après que deux chasseurs de l'armée de l'air sri-lankaise eurent bombardé une banlieue de Kilinochchi (en territoire contrôlé par les Tamouls) peu après minuit", a déclaré un porte-parole des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE), Rasiah Ilanthiriyan. Il n'a pas fait état d'éventuelles victimes.
Il s'agit du troisième bombardement aérien perpétré par les Tigres depuis la fin mars. Les rebelles étaient jusqu'ici réputés pour des attentats suicide ou des attaques sur terre et en mer.
Les raids contre des dépôts de carburant ont été confirmés par le ministère de la Défense, qui a précisé qu'ils n'avaient fait aucun dégât substantiel.
D'après les autorités, un dépôt de carburant appartenant au gouvernement sri-lankais et à la compagnie Indian Oil Company a été détruit tandis que deux immeubles de Shell Gas Lanka, la filiale sri-lankaise de la compagnie pétrolière anglo-néerlandaise, ont été endommagés par les flammes.
A Colombo, où la défense anti-aérienne est entrée en action, les raids ont déclenché un mouvement de panique et la capitale a été plongée dans le noir alors que des millions de Sri-Lankais regardaient leur équipe nationale disputer la finale de la Coupe du monde de cricket face à l'Australie.
"C'était la panique totale car on pensait au début que c'étaient des feux d'artifice", a témoigné Zaithoon Bin Ahamed qui suivait la finale avec des amis.
Cinq personnes ont été blessées lors des tirs de riposte de l'armée, selon des sources médicales.
La compagnie aérienne Emirates, basée à Dubaï et propriétaire à 43,6% de la compagnie nationale sri-lankaise, a annoncé la suspension de ses vols vers le pays, tandis que la compagnie hongkongaise Cathay Pacific indiqué qu'elle interrompait ses vols vers le Sri-Lanka indéfiniment.
Samedi, la police et les forces de sécurité sri-lankaises avaient fouillé tous les véhicules entrant dans la capitale et procédé à des contrôles d'identité par crainte d'une attaque des rebelles tamouls, provoquant d'importants embouteillages aux entrées de la ville.
Jeudi, les autorités avaient déjà coupé le courant lorsque des radars avaient repéré un avion non identifié dans l'espace aérien de l'aéroport international de l'île, d'après le ministère de la Défense.
Depuis un mois les autorités sont en état d'alerte suite au bombardement le 26 mars par les séparatistes d'une base aérienne militaire proche de l'aéroport international de Colombo. Cette offensive, la première du genre, avait fait trois morts illustrant les nouvelles capacités de la rébellion.
Mardi, la rébellion tamoule avait dirigé la seconde attaque aérienne de son histoire contre la principale base de l'armée dans la péninsule de Jaffna (nord), faisant six morts et six blessés.
Les Tigres luttent depuis 1972 pour l'indépendance du nord et de l'est de l'île, région à majorité tamoule dans une île autrement cinghalaise. Quelque 60.000 civils et militaires ont été tués, dont plus de 4.000 depuis la recrudescence des affrontements en décembre 2005.

Carte du Sri Lanka