Un voyage intérieur

30/04/08 Départ pour la France

30/04/08 Mise à jour de l'album de Singapour

Singapour est un détour par le future avec des infrastructures à la démesure du fossé entre l'Homme et la nature.
L'Homme moderne y est pressé car le temps joue contre lui, les secondes sont des aiguilles qui tournent en rond et s'enfoncent dans la chair des condamnés et les minutes sont des bourreaux, une lame qui tranche plusieurs fois par heure, et même lorsque son travail est fini l'Homme moderne change de tenu et continu de courir pour garder la ligne, une armée de primate en cravate est perdu dans une jungle de chiffre au profit du profit, entre la bourse ou la vie Singapour a choisi la loi des marchés.
Le voyage est un contraste, entre les buildings et le tiers monde, entre le monastère et les attractions, entre ce que l'on est et ce que l'on souhaite devenir.

28/04/08 Retour à Singapour

27/04/08 Mise à jour de l'album photo de la Malaisie

Melaka (Malaisie) - Dernier jour dans ce pays impressionnant de modernité, de progrès matériel, on dirait presque que quand l'économie profite à tout le monde les identitarismes religieux passent au second plan, je n'aurais pas pensé trouver un bon exemple de mixité culturelle réussite si près du Sri Lanka en guerre civile.

24/04/08 La Malaisie sans malaise

Penang (Nord de la Malaisie) - Malgrès une population majoritairement musulmane, la Malaisie ressemble étrangement à la Thaïlande voisine, tout est très propre, parfois aseptisé, la nuit les rues ont l'air sure même dans les quartiers les plus mal famés, les transports publics sont faciles d'accès et bien organisés, tout est fait pour parcourir ce pays sans soucie. Comme en Thaïlande certains vieillards viennent trouvé une jeune femme qui ne demande qu'a se faire entretenir, parfois l'offre est plus professionnelle comme ces dizaines de prostituées qui sont au bas de ma rue. L'influence musulmane se voit sur l'addition à la fin d'un verre de bière qui revient plus chère qu'une nuit d'hôtel, ou au léger voile que seulement un quart des jeunes filles acceptent de porter avec la plupart du temps un jean moulant, l'islam d'ici semble très tolérant en comparaison à d'autres courants du moyen orient.
La population est plutôt honnête et les prix ne se négocient pas en générale, il m'a fallut oublier l'héritage du marchandage du prix des autres pays. Le monde moderne à pleinement convertit cette région de la terre, l'économie tourne à plein régime grâce à l'influence du géant chinois, même les mosquées et les temples deviennent parfois une source de profit matériel. Le voyage intérieur perd un peu en profondeur mais il est bon de comprendre dans quel monde nous vivons, bientôt l'Asie nous dirigera parce que les gents d'ici ont envie d'avoir plus que nous avons et nous ne pouvons pas leur en vouloir.

24/04/08 Mise à jour de la rubrique ActuCeylan

L'actualité reste explosive au Sri-Lanka avec 200 morts dans la journée de Mercredi.

23/04/08 Mise à jour de l'album de la Malaisie

21/04/08 Flamme Olympique

Kuala-Lumpur (Malaisie) - Cette flamme qui a enflammé les foules de mon pays est venue jusqu'ici, nos parcours se croisent sans éprouver le besoin de brandir un drapeau même si j'étais l'un des rares à ne pas être chinois ce jour là. Le concept de nation est une aliénation, un poison plus dangereux que n'importe qu'elle religion, l'illusion d'une frontière qui dégénère et provoque les guerres, pour ceux qui ont cru que la terre était plate ou pour ceux qui se pensent être l'empire du milieu, trouvons l'espace dans l'instant pour pouvoir voir que la terre est une, ronde et sans centre.

Le relais de la flamme olympique s'est déroulé sous haute protection mais sans incident majeur lundi à Kuala Lumpur, où, pour sa quatrième étape asiatique, des mesures de sécurité strictes avaient été prises par les autorités dans la crainte de perturbations.
Arrivée dimanche de Bangkok, la torche olympique a quitté la place de l'Indépendance, à 14H21 heure locale (06H21 GMT), à l'issue d'une courte cérémonie, pour entamer un parcours de 16,5 km et d'environ 4 heures durant lequel 80 porteurs se sont relayés jusqu'aux emblématiques tours jumelles Petronas, sous la protection de quelque 1.000 policiers.
"Les Malaisiens soutiennent largement les jeux Olympiques et le relais de la torche", a assuré Imran Jaafar, président du Comité olympique malaisien. "L'atmosphère est festive ici ... cela montre les bonnes relations que nous entretenons avec Pékin", a-t-il ajouté.
Un incident s'est toutefois produit au début du relais, quand un couple japonais et leur enfant, qui brandissaient un drapeau tibétain, ont été pris à partie par des supporteurs chinois des JO qui criaient: "Taïwan et le Tibet appartiennent à la Chine".
Les manifestants chinois leur ont asséné des coups de matraques en caoutchouc gonflables servant normalement à applaudir et à faire du bruit lors de manifestations sportives. La police, rapidement intervenue, a emmené la famille japonaise officiellement pour "vérifier leurs documents de voyage". Une Britannique, qui agitait également un drapeau tibétain, a aussi été interpellée, a indiqué la police. "Nous voulons vérifier ses papiers", a précisé Muhammad Sabtu Osman, le chef de la police de Kuala Lumpur.
Les autorités malaisiennes avaient appelé dimanche à se garder de donner un tour politique aux jeux Olympiques, soucieuses d'éviter tout incident alors que le pays à majorité musulmane est très lié à la Chine.
"La Malaisie profite de cette occasion pour réaffirmer que les jeux Olympiques de Pékin ne doivent pas être politisés et demeure confiante sur le fait que les jeux seront organisés avec succès en août 2008", avait indiqué le ministre des Affaires étrangères Rais Yatim.
Les Chinois représentent 25% de la population de Malaisie et Pékin est l'un des principaux partenaires commerciaux de Kuala Lumpur avec des exportations de la Malaisie vers la Chine qui ont atteint 16,56 milliards de dollars en 2007, soit une hausse de 24,3%.
Au départ de la torche, parmi les quelque 500 spectateurs présents se trouvaient des étudiants chinois portant des tee-shirts rouge et blanc sur lesquels était inscrit: "Un seul rêve, un seul monde, une seule Chine".
Kuala Lumpur constituait la quatrième étape du parcours asiatique de la flamme olympique après Islamabad, New Delhi et Bangkok.

20/04/08 Création de l'album photo de la Malaisie

19/04/08 Arrivé en Malaisie

18/04/08 Création de l'album photo de Singapour

16/04/08 Arrivé à Singapour

Singapour est un de ces endroits d'Asie où la modernité est une fuite en avant sans fin, une compétition entre les buildings grattes-ciels pour savoir qui va au plus haut, l'économie tourne à plein régime et le niveau de vie est équivalent aux standards européens. Bien sure le monde moderne à son coté sombre, la pollution, le bruit et le stress ne sont que quelques un des aspects de cette course au bonheur matériel que nous connaissons bien. Le contraste le plus frappant avec une société traditionnelle comme au Sri Lanka, c'est la distance entre les gents et leurs difficultés à communiquer et sourire, j'ai l'impression que notre monde moderne nous désenchante au point de voler nos émotions d'humain, nous nous transformons en machines au profit d'un système que nous créons et perpétuons. Heureusement, il n'est jamais trop tard pour se libérer des limites des concepts que l'on imite. Parfois on poursuit notre ombre alors qu'il suffit de se retourner pour voir le soleil.

15/04/08 Début et fin d'année

Colombo (Sri Lanka) - Il y a quelques heures nous avons changé d'année, nous sommes déjà en l'an 2552 (du calendrier bouddhiste Theravada). L'année se termine et il est déjà l'heure du départ, je prépare mes valises en emportant des souvenirs plus lourd que la légèreté de l'oublie.
A l'université, l'année s'est terminé par une compétition de théâtre, les vainqueurs ont gagné grâce à une adaptation de Roméo et Juliette version lesbienne (l'homosexualité féminine n'est pas un sujet tabou et est culturellement acceptée alors que l'homosexualité masculine est passible de prison), le publique a été captivé par la scène du baisé entre 2 femmes, un moment de silence dans la salle où l'on pouvait sentir un mélange d'excitation et de fascination lors d'un acte d'actrices feintant avec brio l'expression de la passion.
J'emporte aussi des souvenirs plus matériel, il est pour coutume au Sri Lanka d'offrir un cadeau à une personne qui part, j'ai reçu des présents pour me souvenir de ces moments passés, notamment une statue de Shiva dans sa danse cosmique, un symbole de l'impermanence du monde car Shiva (dieux de la destruction) détruit tout se qu'il a créé dans une danse sans commencement et sans fin, cyclique comme les saisons et fragile comme la nature. Des cadeaux riches de symboles qui m'ont touché l'âme comme une lame qui tranche l'armure des fiertés, j'avais du mal à retenir mes larmes.

15/04/08 Dernière mise à jour de l'album du Sri Lanka

15/04/08 Dernière mise à jour de l'album étudiant pour 1 an

14/04/08 Sac à scorpion

Au Sri Lanka, j'ai éte surpris par la capacité des habitants à vivre dans un environnement hostile, le nombre de morts de morsure de serpents par an est conséquent, même si on y vit une guerre civile la coexistence entre l'homme et les animaux est harmonieuse, personne ne tue par plaisir, la chasse est interdite par la loi et les srilankais essayent toujours de protéger la vie des animaux, même les plus dangereux, car ne pas tuer d'animaux est l'un des préceptes bouddhistes.
Kandy (Sri-Lanka) - Je rangeais mon sac lorsque j'ai senti quelque chose bouger, en posant mon sac à terre un scorpion en est sortit, au Sri Lanka il en existe plusieurs sortes mais le spécimen que j'avais en face de moi était un « king scorpion » 15 à 20 centimètre qui se termine par un dard au poison mortel, en examinant son comportement je constate que l'animal est intelligent et sait reconnaître la chaire humaine d'un leurre, pourquoi ne m'a t'il pas piqué quand il en avait l'occasion puisque je l'ai touché quand j'avais la main dans le sac, j'ai hésité à appeler de l'aide pour me débarrasser de la bête avant de me rappeler que l'on est toujours seul face à ses démons et que les autres ne peuvent pas faire se travaille à notre place, en essayant de l'attraper il était évident que nous avions autant peur l'un de l'autre, je n'avais pas envi de le tuer et de faire le génocide de mes peurs, après presque une demi heure d'une expérience si intime avec la mort, j'ai finalement réussit à l'enfermer dans une boite, je l'ai montré aux moines en exhibant bêtement la bête comme un trophée avant de lui rendre sa liberté. Je ne sais pas comment ce scorpion est arrivé dans mon sac, mais en ouvrant le sac de mes peurs j'ai vu l'héritage de ma civilisation, peur des serpents depuis Adam et Eve, peur du grand méchant loup qui à valu l'extermination de cette espèce sur le sol de France et peur de se traître de scorpion qui nous pique quand on ne s'y attend pas. En se faisant les ennemis des créatures de la nature, on oublie que nous sommes la seule espèce à dompter.

08/04/08 Mise à jour de la rubrique ActuCeylan

Pendant que la cause tibétaine enflamme le passage du symbole olympique à Paris, au Sri Lanka un deuxième ministre vient d'être assassiné depuis le début de l'année. Il y a de cela presque 1 an, j'avais rencontré le ministre des transports srilankais qui vient de décéder dans un attentat suicide il y a 2 jours (1terre 10/06/07). Quand on est est au milieu d'un conflit, il est intéressant de constater que certain guerres s'oublient et que d'autres se redécouvrent après presque 60 ans. Peut être que dans quelques année la Chine boycottera les Etats-Unies pour avoir envahit l'Irak et l'Afghanistan. Bien que partisan d'un Tibet plus libre qu'aujourd'hui, je préfère travailler ma lucidité plutôt que de brandir un drapeau. Nos esprits se fixent des frontières quand on essaye de définir le concept de nation.

06/04/08 Ce que le mal a dit

Je reviens de quelques jours en enfer, brulant de l'intérieur des flammes d'une fièvre tropicale, pendant que la température de mon corps était au zénith j'ai eu un rapel de la fragilité de l'Homme, si facile à terrasser même quand est à 1m90 du sol, on a beau courir pour fuire, aujourd'hui ou demain la terre nous ratrappera dans notre élant. Pour faire une analogie, le monastère est un tel un hopital où chacun vient avec sa pathologie, dans l'éspoir de guérir des maux de la vie. Il y a cet alcoolique qui ne veux pas rentrer chez lui de peur d'avoir à etre seul face à face à la liqueur. Il y a ce moine ancien malade de la malaria qui s'est soigné avec les Soutras du Bouddha. Il y a cet autre moine qui est malade d'etre moine, qui regrette un choix qu'il a fait trop tot. Et puis il y a moi qui croit que l'on peut guérir du monde moderne. Cette terre est un asile qui abrite un fou en chacun de nous, parfois on ose accuser les autres de nos névroses, parfois on cache notre folie de peur de ce que les autres fous puissent penser de nous.

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