Un voyage intérieur

29/07/08 Mise à jour de l'album photo du Sri Lanka

23/07/08 Libre de quoi?

Le stress des examens qui touche bientot a sa fin, j'ai les nerfs à fleur de peau, fané de rembourrer mes neurones avec des concepts et des préceptes. Je met mon cerveau à niveau mais j'ai la tête qui s'éloigne du coeur et les émotions qui touchent le fonds avant de repartir vers de plus hauts sommets, A quand la liberté et la sérénité du milieu? Entre ciel et terre, j'ai cru pouvoir toucher l'horizon, mais plus je m'avance plus l'horizon s'éloigne, souvent jusqu'à perte de vue.
Le sujet d'aujourd'hui c'est la sotériologie (l'étude de la libération), comment se libérer du poids d'une définition? Le subtile parfum du nirvana s'évanoui à force d'en parler, même quand j'ai rempli ma légère copie je suis toujours lourd d'insatisfaction, la libération c'est un chemin incertain, on passe d'une idéologie à une autre mais on reste les otages de nos convictions. La faute au système? le voyageurs s'attaque à lui même dans ces poèmes.

18/07/08 Tous ego

Nous sommes né nez à nez avec des ogres d'orgueils, une armée de "moi" qui parle pendant des années de soi, jusqu'au jour où le jeu du "je" nous contamine comme les étamines d'une fleur empoisonnée, emprisonné par un horizon qui ne va pas plus loin que le mur de nos projections, une illusion illustrée d'images de nos vies en mirage, et si la prison des un commence la où s'arrête celle des autres, je suis un bagnard dans un brouillard brouillon où je tente d' évanouir mes vanités en vain, mon ego n'a d'égal que la condescendance des cons qui me descende.
La fontaine qui ne tarit pas d'éloge pour la bêtise de la bête nous rappelle que maitre corbeau et son ramage s'est fait plumer de son fromage.

Au Sri Lanka, l'égoïsme et l'égocentrisme sont à un cran au dessous de ce que j'ai connu en occident, c'est peut-être la raison du sourire perpétuel des gents de Ceylan, moi le blanc j'arrive avec mon teint hautain dans se pays qui n'en demande pas autant, il me faut m'adapter, réduire le volume de mon égo pour pouvoir cohabiter, et si la vie d'ici n'était qu'une leçon de modestie?

14/07/08 Examen des esprits

Dans ce pays, pas de fête nationale aujourd'hui, juste un défilé des idées,
Le regard suspendu au plafond je suis en train de plancher sur mes examens,
Mon stylo s'ancre sur cette feuille qui progressivement perd son blanc innocent,
Ma plume s'envole sur le sujet de la guerre civile sur cette ile,
Le jeu est de donner son opinion sans froisser sa copie ni les conventions,
Et si je m'enchainais à la liberté d'écrire ce qu'il ne faut pas dire
Que la presse est toujours oppressé par sa propre réalité
Car l'histoire est écrit en perdant les cris des perdants,
Que la démocratie du plus fort dicte en publique ce qu'est une république
Car donner sa voix c'est être sure de se faire entendre d'un pouvoir sourd.
Que trouver un méchant pour les paysans est le passetemps de nos élites populistes
Car diviser les hommes en patries, c'est s'additionner un parti.
La notation de mon esprit de contradiction sera fonction de l'humeur du correcteur.
Heureusement que la philosophie est prisonnière des interprétations.

08/07/08 Le sens et l'essence du voyage

L'essence de notre progrès est déjà fossile
A mesure que le baril s'alourdit, notre civilisation s'effrite sous nos pieds,
Ce pétrole qui coule dans nos veines jusqu'à empoisonner nos coeurs,
Qui fait que des occidentaux sont en Irak pour la démocratie des autres.
Qui a fait que notre économie a tourné au rythme de nos rejets en carbone.
Qui s'éteindra comme toute les flammes sans leurs foyers.

Kandy (Sri Lanka) - Le choc pétrolier est encore plus visible dans les pays du tiers monde, en 2 mois d'absence du Sri Lanka, les tickets de bus ont augmentés de 40%, l'inflation des produits alimentaires est 10 fois supérieur à chez nous, aux maux que le monde connais s'ajoute la guerre civile, mais un irréductible sourire brille sur le visage des gents de Ceylan, comme si personne n'était atteint par ces soucies, comme si j'accordais plus d'importance qu'eux à leurs problèmes, en 1 an à Ceylan je n'ai toujours pas découvert le secret de ces gents.

04/07/08 Retour au Sri Lanka

Kandy (Sri-Lanka) - L'escale en Inde a été fidèle à ce que j'attendais d'elle, un instant dans un paradis de chaos au milieu d'un monde si prévisible. A peine arrivé sur le sol indien une magie désorganisé s'opère, personne n'est capable de me dire où je dois attendre pour mon prochain vol, un policier m'emmène dans une pièce avec les quelques clandestins qui n'ont pas réussi a rejoindre un autre pays, l'attente durera 8 heures sans que personne ne m'informe de la suite de l'aventure, plus tard une hôtesse indienne me dit que l'avion va décoller et qu'il faut vérifier si mes baguages sont bien à bord, les baguages étaient entassé par terre sur la piste d'atterrissage à coté de l'avion, il m'a fallut reconnaitre mes affaires au milieu des autres valises pour valider mon départ, c'est le prix à payer pour voyager avec la moins cher des compagnies aérienne indiennes, et même si le pilotage fait un peu peur, c'était une joie que de retrouver ce parfum indien, ce pays est une grosse machine qui fonctionne sans que personne ne sache comment.
Je ne savais pas si après deux mois d'occident j'aurais pu retourner au monastère sans incident, nos deux monde sont si différent, l'un va à la vitesse du silence, l'autre va lentement droit dans le mur, j'avais besoin d'une transition avant de retrouver ma vie de moine, je vais rester un mois en collocation avec d'autres européen, en attendant d'être prêt pour une nouvelle immersion, une nouvelle profondeur dans ce qu'est le voyage intérieur.

03/07/08 Départ pour Colombo via Madras

01/07/08 Retour à Singapour

Singapour - Après 2 mois en France, j'avais presque oublié à quel point le voyage intérieur est un amalgame de coïncidences qui coagulent pour donner cette expérience déroutante que ce n'est pas moi qui dirige le cour de mon parcourt.
Tout à bien commencé à l'aéroport de Paris quand une série de problèmes techniques a prolongé le retard de mon avion, une fois arrivé à Singapour on m'annonce que mes baguages sont encore en France et qu'ils n'arriveront pas avant le lendemain, l'hôtel où je souhaitais passer la nuit est complet et la compagnie aérienne avec laquelle je devais me rendre à Colombo vient de faire faillite.
Après avoir erré pendant des heures dans les rues du quartier des prostituées de Singapour, je trouve enfin un endroit où passer la nuit, un de ces nombreux refuges de routards que l'on entasse dans un dortoir, il est tard et j'ai envie de prendre une douche avant un long sommeil mais je n'ai pas d'affaire de toilette ni d'habit de rechange, je demande à une fille qui se trouvait dans la salle de bain commune si elle voulait bien me prêter du shampoing, elle me répond sèchement "ça te coutera 2 dollars", au moment où je lui tend l'argent elle enchaine toujours aussi sèchement "Si tu viens d'arriver, tu as surement faim, allons manger un morceau", la fatigue et la faim m'empêche d'être impoli et j'accepte son invitation, pendant ce repas dans un des bui-buis chinois elle m'avoue que la méchanceté est le meilleur outil pour se protéger qu'elle a trouvé, après cette première confidence les barrières tombent et elle me parle successivement de sa première expérience homosexuelle, de sa première fugue avant de placer un mot sans besoin de définition "prostitution" au milieu du désordre de sa vie, le décalage horaire limite mon écoute et ma présence alors je préfère en rester là dans sa confession, juste avant de rentrer à l'hôtel et alors que je croyais que les confidences n'allaient que dans un sens elle m'interpelle par "tu n'as pas fait pleinement confiance à beaucoup de femme dans ta vie, ta première expérience a du être marquante", mon silence valide sa réflexion mais il est trop tard et je suis trop fatigué pour libérer mes vieux démons.
Le lendemain, j'ai longtemps hésité avant d'acheter un nouveau billet pour Colombo, si la faillite de la compagnie aérienne était un signe? si tout ce qui m'a retarder à Singapour voulait dire qu'il faille que je reconsidère mes projets? je ne me suis pas laissé aller à la superstition et j'ai préféré tenir mes engagements d'être présent pour les examens au Sri Lanka. Je ne suis vraiment pas sure que mon obstination ai un sens mais n'est-il pas pire de faire marche arrière?
Paradoxalement, c'est quand je n'étais pas fixé sur la suite de mon parcourt, avant que je n'achète mon billet, que je me suis senti vraiment bien, cela faisait longtemps que je ne m'était pas sentit aussi bien, ce moment de flottement où je n'ai pas le poids de mes baguages du passés ni les projet ou projection sur la toile incertaine qu'est l'avenir, j'aurais aimé rester plus longtemps dans cette état, celui quand on ne sait plus vraiment on l'on va, mais que l'on sent que la vie qui nous mène au bon endroit. La prochaine fois j'écouterais mieux les coïncidences, celles qui donnent de la valeur au voyage intérieur.

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