Un voyage intérieur

28/09/08 Grand prix de formule 1 à Singapour

Le Grand Prix de Formule 1 vient de se terminer et l'émotion retombe après les hurlements des V8 qui ont foncé au milieu de cette jungle urbaine, là où les building ont abrité une faune de fauves endiablés par la passion des vibrations des machines, la frénésie ma contaminé en arrivant au abord du circuit, j'avais envie de voir ces bolides d'en haut, l'instinct m'a emmené dans un hôtel de luxe perché à parfaite vue de ce spectacle qui passe à la vitesse de la démesure de notre monde moderne, contre un petit pourboire, un garçon d'étage m'a ouvert une chambre pour que j'accède au balcon qui surplombe l'arène, encore un coup de chance dans un parcourt d'heureuses coïncidences, j'étais là bas d'en haut de ce balcon d'un hôtel duquel je n'arriverais jamais à me payer une nuit, dissimulant le sourire satisfait d'un enfant qui regarde passer les voitures de ses rêves, pourtant l'excitation n'arrivait pas à me faire oublier ces derniers jours au Sri Lanka et la séparation de mes amis a qui j'ai promis de revenir, mon esprit était encore avec eux alors que mon corps était bombardé par les sensations d'une vie qui va à la vitesse d'une voiture de course, un parcourt qui ressemble parfois à un circuit qui tourne en boucle et une légère envie de lâcher le volant pour gouter à l'inertie d'un mouvement que personne ne pilote.

25/09/08 Départ pour Singapour via Madras

23/09/08 Mise a jour de l'album photo du Sri Lanka

23/09/08 Dans une jungle d'émotions

Nous étions parti pour une journée d'escalade, pour monter au sommet avant de se quitter et de retomber dans le creux de la valais, nous avions suivi un groupe qui connaissait le chemin, a notre rythme nous parcourions ces étendues sauvages où chaque paysage est différent de celui d'avant, là où l'Homme n'a jamais dicté de ses lois et là où la nature est aussi belle que dangereuse, en arrivant au sommet un sentiment de légèreté nous a envahit, nous avions accomplit se que l'on s'était promis depuis nos premières rencontres, nous irions la haut parce qu'il faut y aller au moins une fois pour connaitre le sentiment que tout les autres pionnier ont décrit, au sommet on se sent si proche des dieux, tout devient plus petit à la hauteur de nos regards, il n'y a que le vent plus puissant qu'en bas qui est là pour nous rappeler que nous pouvons être balayé à tout instant.
Au retour, après avoir quitte le groupe, nous nous sommes perdu dans la jungle, à vouloir atteindre le sommet nous en avons oublié de marquer notre chemin, la nuit était en train de tomber sur notre parcourt et chaque pas devenait une incertitude de plus, au risque de glisser dans le ravin ou au risque de marcher sur un serpent, nous avons préféré nous arrêter près d'un ruisseau, les animaux ne manquaient pas à cette endroit, venus nous rendre visite comme pour nous demander ce que nous faisions au milieu de ce lieu, nous n'avions rien à manger et je me suis endormi sur un tapis de roseaux jusqu'à ce qu'un buffle venu s'abreuver s'approcha de nos corps endormis, le bruit de la bête était effrayant mais je me suis souvenu que la pire espèce reste l'Homme et qu'un animal n'attaque que lorsqu'il se sent en danger, le buffle nous a laissé en paix puisque n'avons pas exprimé de peur, pour revenir à un sommeil léger sous un toit d'étoile et une lune bancale, au petit matin le soleil nous a salué et une route est apparu a notre vue, un chemin de terre qui nous a ramener à la civilisation sans aucun regrets de s'être perdu ou de s'être trouver à cette endroit.

20/09/08 Fete d'adieu

14/09/08 Retour au monastère

L'euphorie de la victoire est presque retombée plus vite qu'elle n'est apparue, je ne pensais pas qu'un retour à la pratique méditative effacerais toutes mes illusions aussi brutalement. Il y a aussi les amis qui redisparaissent dans leurs pays et bientôt viendra mon tour de dire aurevoir à cette ile qui m'a accueillit avec une générosité d'expérience. J'ai eu mal de retenir mes larmes, quand quelqu'un m'a dit que puisque je dois partir, se revoir ne servirait qu'a souffrir, qu'il valait mieux rester amis en surface plutôt que de se connaitre au point de pleurer le départ de ceux que l'on aime. c'est vrai qu'en plus d'un à Ceylan j'ai découvert des sentiments qui allaient plus loin que ce que peut offrir l'occident, mais j'ai fait face à mes limitations à accepter l'amour des autres parce que je n'étais pas capable d'en donner autant. Le voyage intérieur peut être cruel quand on se regarde dans le miroir d'une autre culture.

10/09/08 Extrait vidéo de la finale du championnat de lutte à Télécharger

07/09/08 Victoire au championnat de lutte libre

Je ne suis pas plus heureux mais soulagé d'avoir la confirmation que l'on peut toujours se dépasser alors que l'on croyait déjà avoir donné le meilleur. Le sport n'apporte pas la sagesse, mais enseigne comment développer et gérer l'énergie pour aller au bout de ses rêves.
L'avant veille du championnat je suis allé voir un orthopédiste qui m'a confirmé que je ne devais en aucun cas participer à cette compétition, son diagnostique tragique: Entorse du genou gauche et lésions ménisquales. La souffrance physique était moins douloureuse que l'idée de renoncer à ce pourquoi je m'entrainais depuis un an, je suis passé outre le verdict des médecins. J'ai serré un bandage autour de mon genou comme on étrangle la raison d'un abandon et quelques anti-douleurs pour tenir pendant deux heures.
Tout les combats se sont gagnés dans un étrange mélange de facilité et de rapidité, mon objectif était d'arriver en finale pour rencontrer celui qui m'avait battu l'an dernier (1terre 08/11/07), depuis le début des combats nous nous regardions du coin de l'œil, j'avais envie de sourire à ce jeu d'intimidation qui je savais allait à nouveau se terminer par une accolade fraternel, mais nous ne pouvions pas bruler les étapes, le temps était venu de s'affronter, au moment de lui serrer la main au début du combat j'ai vu dans ses yeux que j'avais une chance de victoire, un regard déterminé peut être déterminant, la partie s'est terminé sur une immobilisation au deuxième round.
Mon adversaire éclatait en sanglot pendant que mon équipe jubilait notre victoire individuelle et collective, j'ai quitté l'euphorie de mon groupe pour rejoindre la tristesse de celui que je venais de vaincre, je lui ai proposé de lui offrir mon titre mais il est rester digne et a refusé, à ce moment là j'aurais presque eu préféré perdre pour soulager sa peine car au delà de notre lutte j'avais du respect et de la sympathie pour mon meilleur ennemi.
Si seulement tout les conflits pouvait se terminer comme ça, en redevenant humain après s'être battu comme des bêtes, dans l'esprit du sport où la compétition n'est pas malsaine, on se bat pour une place puis on accepte de la céder, car la gloire ne dure jamais longtemps.

05/09/08 A genou

A 2 jours du Championnat, le pire arriva, je me suis blessé au genou pendant l'entrainement, des ligaments liés à une douleur qui parasite ma démarche et qui paralyse ma confiance dans une chance de victoire, la lutte est un sport qui nécessite l'ensemble de ses capacités, chaque muscle, chaque articulation est en mouvement pendant un combat, mais le plus important reste l'état d'esprit, cette évènement a eu raison de l'euphorie qui m'aurait peut être mené à la victoire car depuis quelque temps la douleur de l'entrainement avait laissé place à une joie du jeu. Encore une coïncidence dont il faut que je comprenne le sens ou un simple jeu de malchance?

02/09/08 Dernière échéance

A peine on se sent bien à un endroit qu'il est déjà l'heure de le quitter, je pars de l'appartement dans lequel je suis resté 2 mois, tel une enclave d'occident au milieu d'un voyage qui doit continuer parce que ce monde est en mouvement perpétuel, la période d'examens est terminée et la seule raison qui fait que je suis ici, c'est ce championnat de lutte libre qui aura lieu Dimanche, j'ai moins peur que l'an dernier peut être parce que cette fois je ne suis moins focalisé sur la victoire, que je gagne ou que je perde j'essayerais de donner le meilleur de ce que je peux offrir à mon équipe, pour partir le coeur léger sans me faire violence et en respectant mon adversaire. Les amis Srilankais vont me manquer, je n'avais jamais connu ce degré d'amitié et d'entre-aide auparavant, toujours ce débat entre le collectif et l'individuel, entre l'égoïsme-liberté ou le solidaire-oppresseur. Une équipe, un groupe, une famille sont autant d'éléments qui réunissent les Hommes que nous sommes, mais en Asie les liens sont plus fort encore parfois jusqu'à l'étranglement, mais ici ou ailleurs on est rien sans ceux qui nous entourent, même si on se prétend indépendant, au fond, nous sommes 1terre dépendant.

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