Un voyage intérieur

31/10/08 La marche de l'empire

Shanghai (Chine) - Après plus de 3 000 kms en bus en seulement 35 Heures grâce aux autoroutes qui sont la colonne vertébrale d'une infrastructure moderne dédiée au transport des marchandises, me voilà à Shanghai, une ville à l'image du pays, ici tout s'achète et tout se vend, les prix sont si ridiculement bas que l'on peut se demander de l'authenticité des contrefaçons, une façon d'exprimer mes craintes sur cette Chine qui fascine autant qu'elle façonne les peurs et les pleurs en liquide de nos économies qui fuient vers cette partie d'Asie.
Il est aussi facile de faire une bonne affaire que de se faire avoir, les techniques d'arnaques sont rodés et affutés par des petits futés qui repèrent nos faiblesses au milieu de l'armure du voyageur qui n'a que son expérience pour se protéger, deux jeunes chinoises m'ont demandé de faire une photo d'eux au coin d'une rue où les touristes ne sont pas légion, après une discussion dans un anglais presque parfait et une sincérité si bien simulé que j'étais près à leur offrir mon âme autour d'une cérémonie du thé, presque sacré dans ce pays qui cherche ses traditions, mais la facture à la fin de ma tasse a été une fracture dans mon budget difficile a avaler, j'ai mis quelque minutes a réalisé que tout n'était que machination pour me soutirer une somme au delà de toute proportion, sous prétexte que le profane je suis ne connais pas le prix d'un bon thé nous avons communiqué comme des sourds qui ne parlaient plus la même langue, jusqu'à ce que je prononce le mot "Police" qui a policé nos langues jusqu'à trouver un terrain commun.
Les idéogrammes me sont encore hermétique et le mandarin est obligatoire dans ce pays qui ne se plie pas du tout à la globalisation de l'anglais, je pars pour quelque jour dans un centre linguistique afin d'avoir les rudiments d'une langue qui va devenir graduellement un standard mondial.
Entre les pertes et les gains, l'empire du milieu y trouve sont compte puisque la croissance économique est si visible qu'il faudrait être plus qu'aveugle pour ne pas voir que ce continent d'1,4 milliards d'habitants est déjà devant nous.

28/10/08 Départ pour la Chine (en bus)

Il n'a pas été facile d'obtenir un sésame pour l'empire du milieu, la Chine n'accorde que très difficilement des visas quand la demande n'est pas fait dans son pays d'origine, de plus être français est mal perçu par les autorités depuis que l'orgueil chinois a été insulté par cette flamme olympique qui passait par les rues de Paris.

27/10/08 Dernière mise à jour de l'album du Vietnam

Hanoi (Nord Vietnam) - Pendant que la bourse continue de s'effondrer, les paysages de la baie d'Halong reste une merveille immuable, des rochers plus aiguisés que des couteaux plantés dans la mer où passe des dizaines de bateaux rempli des voyageurs que nous sommes.
Le spectacle de cette nature féerique ne peux qu'enchanter le spectateur qui n'est rien face à ces pierres millénaires.
Quitter le Vietnam pour la Chine, c'est quitter un pays régi par un parti communiste pour la même chose, le matin depuis 5 heures et pendant deux heures, des haut-parleurs déversent la propagande du parti qui est officiellement appelée de "l'information". De nombreux magasins vendent aux touristes les drapeaux et les statues d'une idéologie qui s'est prostituée.
Il y a aussi c'est millier d'handicapés mal formés, qui sillonnent les rues de chaque ville de ce pays comme pour rappeler que les américains ont déversé leur poison sur la terre du Vietnam, l'agent orange, napalm et défolliants, les états-unies qui se prétendent le vecteur des libertés a privé de choix une génération défiguré.

22/10/08 1terre tourne

Hanoi (Nord Vietnam) - Comme à chaque jour, Aujourd'hui se sacrifie dans l'incertitude du lendemain et pendant que le monde que l'on connait s'effondre sous nos pieds, que la crise économique agite les méninges de tout les financiers, l'Asie reste toujours aussi vivante, souvent trop, les rues de Hanoi sont envahit par des escadrons de millions de motos et de scooters qui ne respectent qu'un seul feu celui du temps pressé, traverser une rue c'est un combat a chaque fois entre le piéton et le motard qui se croise de très très près jusqu'à sentir leur parfums respectifs.
Il y a les strates visibles d'une société où chacun travaille selon son statut, sans laisser de salut à ceux du bas de l'échelle, qui travaille pour presque rien, qui ramasse les déchets pour transformer ce qui est inutile en une valeur qui permet de vivre un jour de plus dans cette société inégale mais tellement près pour affronter l'avenir qui tourne le dos à l'hégémonie de l'occident.

20/10/08 Mise à jour de l'album photo du Vietnam

Hué (Vietnam central) - La pluie tombe en trombe sur ce Pays qui vie déjà dans l'eau des rizières, parfois il est impossible de voir plus loin que le bout de son nez tant l'horizon est embrumé.
Le Vietnam s'inscrit pleinement dans l'économie de marché et le tourisme n'est qu'un maillon de plus à une machine qui avance très vite pour rejoindre le club des pays développés, parfois j'aime gouté au contraste quand on sort des sentiers certains d'un parcourt touristique pour sauté dans le vide du Voyage intérieur, mais la frontière de la langue reste un obstacle majeur, les vietnamiens sont fier d'avoir défait le français de notre république et l'anglais des américains, leur langue imperméable aux assauts du monde moderne et de l'anglais qui devient standard presque partout ailleurs, comme pour nous rappeler que ce petit pays a mis à terre l'empire français et a infligé le pire revers à l'arrogance américaine.
Le paradoxe est que les anciennes figures du communisme s'affichent encore, mais aujourd'hui c'est un outil commercial, le parti est toujours au pouvoir mais le pragmatisme l'a emporté sur l'idéologie.

16/10/08 Création de l'album photo du Vietnam

16/10/08 Dernière mise à jour de l'album du Cambodge

13/10/08 Arrivée à Saigon (Vietnam)

Saigon (Vietnam) - Après une dernière soirée sur les plages du Sud du Cambodge où mes compagnons se son lancés dans des expériences stupéfiantes avec l'Opium local que l'on trouve si facilement, même les restaurants proposent sur leur menus des "happy pizzas" qui provoquent délires et hallucinations, après une tel pizza il arrive que certain touristes se réveillent loin de leurs hôtels les poches et la mémoire vidées. Nous avons eu la chance de retrouver nos chemins au milieu du brouillard dans nos esprits.
Pendant les soirées en musique au bord de la plage, j'avais mal de voir tout ces mendiants se faufilé entre les occidentaux défoncé sans attention pour ces Cambodgiens miné d'avoir perdu au moins un membre pendant où après les tragédies qui ont laissé tant de cicatrices sur ce pays.
Le Cambodge sait être aussi oppressant que l'Inde, avec les rabatteurs à tout les coins de rue et le bruit et l'odeur d'une nation qui attend d'être son tour dans la course au développement.
Le visa Vietnamien s'est obtenu avec une facilité qui tranche avec la lourdeur administrative que j'attendais d'un pays dirigé par la technocratie socialiste, 5 minutes et 37 Dollars plus tard, nos passeports s'étaient coloré d'un drapeau rouge et d'une étoile jaune.
Le Vietnam est tel un bras de l'empire du milieu qui a bravé l'arrogance du capitalisme de l'occident pour aujourd'hui aller bien plus loin que nous dans le commerce de tout. Le régime "communiste" n'a gardé qu'un nom en héritage comme sa voisine la Chine.
Les rue de Saigon sont si coloré par les néons, si brouillantes, si bouillantes... L'Asie d'ici est un point d'interrogation entre deux parenthèses des
limites de ma logique, comment la population est passé si rapidement de l'austère égalitaire communiste à une société de consommation où l'on court après les objets sans avoir le temps de penser le monde sans artifices?

10/10/08 Création de l'album photo du Cambodge

Sihanouville (Cambodge) - Après un détour dans le Chaos de Phnom Penh, la capitale de ce pays, un cauchemar où à chaque sortie de touriste d'un bus un service de sécurité est obligé d'ériger une barrière pour séparé un amalgame de mendiants, de voleurs et de rabatteurs des riches étrangers que nous sommes.
Nous avons visité les camps de la morts Cambodgien, là où le régime de Pol Pot a été bien plus brutale que beaucoup d'autres dictatures, et où nos livres d'histoire ont oubliés de mentionner que c'est en France qu'il a fait ses études et qu'il a appris ce qu'il savait du communisme, des milliers de cranes et d'os entassés comme si l'atrocité s'était passé hier, un face à face avec ce que la nature humaine peut faire de pire et où le dégout se mélange avec l'incompréhension de notre capacité à nous détruire.
Aujourd'hui je vie une petite escale sur les plage du Sud, presque déserte de touriste en raison des méduses, qu'il est bon de s'éloigner un peu des villes agitées et de retrouvé un peu de quiétude, car en Asie le calme ne dure jamais longtemps.

08/10/08 Les ruines d'Angkor

Siem Reap (Cambodge) - Le temple d'Angkor est encore plus merveilleux que ce que j'attendais de ce lieu, un mélange étrange entre Bouddhisme et Hindouisme, un temple splendide endormi dans un pays en ruine, malgres la misère des enfants qui mendient avec adresse dans les endroits ou les touristes se suivent comme des fourmis, chacun faisant la même photo au même endroit, presque au meme moment, ce pays respire l'authenticité, les gents se sourient et se parle comme l'occident n'arrive plus a le faire. Angkor est partout, sur le drapeau du Cambodge, comme une marque de bière, d'hôtel, de restaurant... Ce temple se vend comme un vent du passe qui souffle sur un pays parmis les plus pauvre du monde pour regonfle une population dont la seule fierté reste Angkor. Tout se paye en Dollars, un heritage de l'emprise des Etats-unies meme après leurs défaite au Vietnam ou la corruption du tourisme qui maintient un semblant de richesse au Cambodge, une chose est certaine personne mis a part les occidentaux n'arrivent a faire leurs course dans les supermarchés de cette ville.

05/10/08 Départ pour Siem Reap (Cambodge)

03/10/08 Mise à jour de l'album photos de Singapour

03/10/08 Un jour à Singapour

Singapour- Le bruit de la Ville est sourd aux silences, on pourrait rester 1000 nuits sans dormir tant les magasins ne ferment jamais, tant chacun
fait ses affaires jusqu'à très tard, jusqu'au matin, 24 heures par jours qui passent si vite que l'on oublie que l'on s'est fait embarqué dans cette machine infernale, l'économie marche si bien que l'Europe en est jalouse, que je me sent pauvre parmi c'est gents si sophistiqués, que le future est en Asie et que mes quelques Euros valent de moins en moins, un monde qui ne connait pas la crise, où les buildings sortent de terre comme si leurs racines n'étaient pas de béton et où mon âme manque de repos à force de regarder toutes ces fourmis sortir et rentrer dans le métro, le jour s'arrête ou commence et j'ai vu ce qu'il fallait voir, la folie d'un futur auquel je ne crois plus.

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