Un voyage intérieur

27/02/09 Départ prévu pour Madras (Inde)

25/02/09 Mise à jour de l'album photo du Sri Lanka

Kandy (Sri Lanka) - Le Sri Lanka c'est un peu ma deuxième nation, ce pays où je reviens sans vrai raison, où la misère visible cache des cœurs remplis d'amour jusqu'à rabord, j'ai les larmes qui sèchent la mèche d'une bombe qui tombe comme l'échéance d'un visa qui s'expire et ne s'étire plus, je pars avec de lourd baguages qui trainent leurs racines dans plus de deux ans et demi de ce pays, tel cette thèse que je dois écrire puisque j'ai réussit les examens qui valident le temps que j'ai passé sur cette île, il va falloir que je remplisse des pages blanches pour décrire la vacuité de cette expérience, et ceux qui me demandent si je n'en ai pas marre d'être marin à voyager entre les eaux des autres cultures, au bout du voyage intérieur: la terre promise n'arrive que lorsque que l'on est prêt à la cultiver, à se cultiver.

21/02/09 Mise a jour de la rubrique ActuCeylan

Kandy (Sri Lanka) - Cette nuit, une amie japonaise qui residait dans un hotel de Colombo m'a appele en panique, elle a vu de sa fenetre une explosion apres un raid aerien des rebelles dans la capitale, il n'y que 3 morts mais cette attaque met a jour les mensonges du gouvernement qui avait dit avoir detruit les forces aeriennes rebelles, aujourd'hui je pars pour les montagnes et la situation risque d'etre tendu avec de nombreux point de controle et autres barrages de la police.

19/02/09 Parole du bout de la terre

Kandy (Sri Lanka) – Dans l'ailleurs de la vie d'un voyageur, la déflagration de émerveillement ne s'arrête pas à un choc culturel, il y a aussi cette
multitude d'animaux et de végétaux dont la beauté dépassent l'imagination des écrivains citadins, il faut parfois se perdre dans les sentiers qui s'écartent des lignes droites pour trouver au coin de la majesté d'un vieille arbre un petit oiseau tropical qui avec ses couleurs vives ne peut esquivé une contemplation jalouse. Qu'il est dure d'oublier les rouages de l'esprit du monde moderne, où la nature est mécanique, où la magie est effacé à coup de bulldozer, ne laissant plus de place à cette oiseau qui hier encore était libre et qui aujourd'hui se cache dans une cage au bout d'un étage dans un immeuble de béton, là où la terre est déjà loin de nos pied.

13/02/09 Mise à jour de l'album photo du Sri Lanka

Colombo (Sri Lanka) – Après quelques jours dans un village loin de tout, dans un silence divin, juste quelques oiseaux qui sifflent le matin et des rongeurs qui fouillent les buissons, une quiétude parfaite, pas même le bruit et l'odeur d'un moteur.
J'étais venu si loin de l'agitation pour retrouver un moine Sri Lankais qui est devenu français après 22 ans d'exil dans notre pays, nous nous connaissions bien avant que je ne découvre le Sri Lanka et peut être que je suis venu ici parce qu'il était le vecteur d'une traditions que je n'arrivait pas vraiment à comprendre avec mon cerveau de l'occident, je suis peut être resté au Sri Lanka pour retrouver des traditions qui n'existe plus dans notre civilisation, l'importance de la réputation, l'importance de l'accueil, l'importance du sourire, l'importance de prendre son temps... des importances que l'Homme pressé a oublié, la globalisation fait tout avancer si vite que seulement 2 ou 3 générations ont suffit à ne plus comprendre d'où on vient, la terre est si loin de nos pieds, ces champs de riz que je vois ici me rappel juste que je n'ai jamais cultivé pour me nourrir, le supermarché s'est occupé de moi comme tout ceux de ma génération, le jours où les rayons seront vides il faudra bien redevenir paysan.

09/02/09 Ambassadeur

Kiribathgoda (Sri Lanka) – Dans un village qui n'est pas habitué au tourisme, c'est toujours le même théâtre, je suis au milieu d'une scène que je joue en solo, un groupe de Sri Lankais me regarde dans le moindre de mes gestes, c'est toujours aussi gênant d'être le seul animal d'un zoo, ils ne sont jamais rassasiés de mes réponses, il leurs faut tout connaitre du seul blanc que je suis ici, ils me proposent la plus belle fille du village, me demande si je serait près à me marier avec elle, et comme a chaque fois je me ferme dans un silence en forme de soupire et un dernier sourire pour dire que j'ai assez de leurs curiosité.
Demain, je reviendrais à Colombo, à l'ambassade, demander un sésame pour le prochain pays, tout est toujours si brouillon, le formulaire qu'il faut remplir dans l'urgence puis attendre patiemment que le papier passe chaque rouage d'une administration grippée, un visa coûte souvent plus cher qu'un billet d'avion, mais c'est une démarche préalable obligatoire à tout séjour dans un pays étranger.

06/02/09 Mise a jour de la rubrique ActuCeylan

L'actualité au Sri Lanka devient intense en cette période de fin de guerre, l'armée semble avoir pris l'ascendant psychologique sur une guérilla rebelle submergé sur tout les fronts, j'ai une pensé pour quelques uns de mes amis qui se sont engagé dans l'armée à la sortie de leurs études, mes anciens compagnons avec qui nous avons gagné le championnat de lutte l'année passée, je les ai vu très brièvement, ils ont tous perdu du poids, ils ont tous l'air d'être épuiser de se battre pour une cause illusoire, la seule gratification étant la première page des journaux qui chaque jours remercient les héros, il n'est jamais de place dans les colonnes de "l'information" pour compté les cercueils qui s'entassent dans l'oublie, il faut resté positif, se réjouir de voir un drapeaux polluer toutes les ruelles de ce pays et faire la fête en chantant l'hymne national.

03/02/09 Sur les rails

Kandy (Sri Lanka) – Après avoir oublié le temps dans les montagnes et parcourut les sentiers sauvages d'un parc national, surpris par les sourires des villageois qui nous ont croisés entre deux buissons et par les paysages qui se concurrencent dans leurs splendeurs, me voici de retour dans le monastère.
Pendant que le train suivait un rythme de contemplation et alors que nous n'étions plus qu'à une heure de notre destination, un arbre est tombé sur les rails, bloquant plus de 500 passagers pendant plus de 11 heures, le rêve a vite glissé vers un lent cauchemar, pas une personne capable d'évaluer la situation, et le tempérament si patient des gents de Ceylan aidant à l'inaction, je commençais à souffrir de déshydratation, enfermé dans une coquille de métal sous un soleil de plomb, sans pouvoir se lever au risque de perdre une place de valeur dans un wagon surpeuplé, jusqu'à une heure dans la nuit avancée, lorsque je n'y croyais plus depuis longtemps, le train s'est remis doucement en marche, le grincement des vieux wagons devenait rassurant, le bruit assourdissant de la locomotive voulait dire que nous avancions vers la fin d'une torture que la nature avait mis sur notre chemin.

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