Un voyage intérieur

30/03/09 Mise à jour de l'album de la Chine

Pékin (Nord de la chine) - De Tiananmen au stade olympique, je lis de ces endroits l'histoire d'une Chine qui évolue vers un système aux avant-gardes planétaire, j'ai un peut de mal à croire que ce pays n'est pas une démocratie, les policiers n'ont pas d'armes et je me suis rarement senti autant en sécurité depuis le début du voyage, nous sommes allé dans une discothèque de pékin pour se rendre compte de l'enthousiasme de la jeunesse Chine, on ne se sent pas étranger autant que dans les autres pays parce que les chinois savent rester discret dans leur curiosité.
La nourriture est toujours aussi appétissante, j'ai mangé des scorpions juste pour tester les gouts locaux, une expérience piquante même si la carapace de la bête n'était pas épicé.

27/03/09 Départ pour Pékin en train

Guangzhou (Canton, Sud de la chine) - Ce soir je pars pour 2 300 Kms de train, une ligne droite entre le Nord et le Sud de ce pays.

26/03/09 Réouverture de l'album de la Chine

Guangzhou (Canton, Sud de la chine) - Tout est hors de la mesure en Chine, des buildings qui se décrochent du ciel pour redevenir poussière afin de laisser place à de nouveaux bâtiments aux supermarchés qui s'agrandissent pour devenir plus grand que certaine de nos villes (et j'exagère à peine), ce petit monde de plus d'un milliard d'habitants avance loin et vite vers les sommets de notre système qui s'effondre.
Je suis dans une auberge de jeunesse réputée être la moins cher de la ville, un nid d'artistes de tout les continents où l'on se côtoit pour échanger les informations qui feront la suite de nos parcours. La nourriture en Chine reste un menu de curiosité, entre l'hippocampe séché ou grillé, la peau de serpent ou la viande de  chien, mon coeur balance entre fascination et dégout. Au coin de la rue, il y a la mafia qui échange des Euros contre des Yuans à un taux si interressant qu'il faut s'en méfier juste par bon sens.
En deux jours je suis passé de la gaité désorganisée des tropiques à la froideur propre de la culture chinoise, il est difficile de faire un grand écart entre les deux rives de ce fossé du voyage intérieur.

23/03/09 Départ pour Canton (Chine) via Chennai et Singapour

22/03/09 Réouverture de l'album du Sri Lanka

Kandy (Sri Lanka) - Il est des voyages où les escales décalent les lignes droites et étroites, je suis revenu au Sri Lanka sans avoir réfléchi plus loin
qu'une impulsion, j'y étais et j'y reviens comme une seconde maison mais il est déjà l'heure de repartir vers d'autres horizons, goûter à autant de cultures en une année c'est un peut comme un plat aux épices du monde entier, on y trouve des saveur nouvelles à chaque bouchée, le monde se déguste doucement, il faut prendre le temps de trouver la combinaison ou la recette que l'on est venu de loin chercher.
Je quitte le Sri Lanka avec un petit pincement au cœur, il est clair que je n'y reviendrais pas avant longtemps mais le changement est inhérent au voyage intérieur, puisque que l'on ne peut arrêter la terre de tourner.

18/03/09 Les Sentiers des hauteurs

Haputale (Sri Lanka) - Il n'est rien de plus reposant que de se perdre dans les plantations de thé dans les montagnes du Sri Lanka, les regards arassants de tout les passants qui dévisagent mon teint blanc s'évanouissent dans les paysages verdoyant, il est une chose que je ne comprendrais jamais dans cette culture: c'est pourquoi ils se laissent aller à autant de curiosité, on me demande d'où je viens et où je vais une dizaine de fois par jour, on me regarde comme si j'étais hors de toute normes et tout se répète si bien que tout le monde connait le moindre de mes faits et gestes, leurs gentillesse est parfois trop attentionnée, c'est pour cela que j'apprécie autant ce moment de solitude dans cette montagne verte, le temps s'arrête quelque heures pour rester libre de contempler les paysages.

14/03/09 Retour au Sri Lanka

13/03/09 Mise à jour de l'album du Tamil Nadu

10/03/09 De l'autre coté du pont

Madurai (Sud de l'Inde) - Je reviens de Rameswaram, une ville si sacré pour les hindous que beaucoup ne compte pas les milliers de kilomètres pour se rendre dans ce lieu de pèlerinage, pour multiplier les ablutions dans les dizaines de bassins, pour éviter le mauvaise œil dans ce monde de superstition.
C'est ici que s'arrête l'Inde et c'est là que commence le Sri Lanka, les deux pays étant relié par l'Adam's bridge un petit pont de sable entrecoupé par l'océan, il est impossible d'aller à pied jusqu'au Sri Lanka par cette création sensé avoir été l'œuvre des dieux mai j'ai essayé d'aller le plus loin
possible, pendant mon cheminement la pluie a commencé a tomber, le vent soufflait si fort que je ne pouvais plus avancer, j'étais complétement délavé lorsque j'ai vu ce buisson au allure de foret miniature, je n'étais pas le premier à y avoir trouvé refuge, une famille de tamouls et un vieille homme me regardais comme si je venais de profaner leurs abris, après quelque minute à croiser les regards le vieille homme commençait à me parler en Tamoul, j'arrivais à reconnaitre quelque mots mais ce n'étais pas suffisant pour se comprendre, il me montrait les dunes de sables en m'expliquant que c'était le début du Sri Lanka, à chaque fin de phrase, à chaque incompréhension il souriait en disant dans ce qu'il savait d'anglais "tu parles pas tamouls", j'avais une sympathie soudaine pour ce personnage et il l'avait compris, quand la pluie se réduisit, il me fit signe de le suivre, derrière les dunes se cachait le dernier village de ce coté de la frontière, une petite communauté de pécheurs qui ne pouvait pas travailler ce jour là puisque la météo n'était pas de leurs coté, j'étais assis au milieu d'eux sur un tapis de sable et ils me regardaient en me dévisageant, nous buvions du thé dans une cabane fait de feuilles de palmiers, les villageois me proposent de manger avec eux du crabe et des œufs de crabe crus, un refus aurais paru condescendant, l'expérience était forcé, je n'avais que peu d'envie pour le ce que contenait cette carapaces rouges mais j'ai avalé chaque morceau en simulant l'appétit, un commerçant de la ville et venu acheter leurs poissons et après des heures de pesage et de négociations, les villageois me proposent de repartir avec le marchant, mais je n'était pas le seul à monter dans le précaire camion déjà rempli de poissons, nous étions une quarantaines à se trouvé une place sur le toit, sur le porte à faux ou accroché sur les flancs du camion, le trajet reste mémorable et de retour à la ville je ne pouvait stopper de penser à ces villageois qui avaient l'air d'être heureux dans leur enclave de sable, coupée de la déraison de notre monde moderne, des vies simples mais des âmes qui brillent au delà de la frontière de ce pont entre leur monde et le mien.

06/03/09 Soleil Safran

Auroville (Sud de l'Inde) - On dirait que le chemin c'est arrêté ici, puisque je suis revenu de là où je suis parti, puisque j'ai fait le tour des croyances jusqu'à redevenir profane, puisque le voyage n'est à la fin qu'un reflet du monde intérieur.
Le Tamil Nadu c'est l'Inde Dravidienne, là où les divinités se disputent la place sur les toits des temples, comme le reste du sous continent des rues
toujours aussi chaotique, des klaxons en permanence, des chiens sauvages qui font les poubelles, des sans abris qui dorment sur les trottoirs... Je ne suis presque plus choqué par le décalage culturel, j'ai du me perdre entre deux méridiens ou ai je oublié mon âme au Sri Lanka?

01/03/09 Réouverture de l'album photo du Tamil Nadu

Pondicherry (Sud de l'Inde) - Revenir ici après deux ans, c'est constater à quel point tout à changé, rouler sur des autoroutes qui n'était pas fini lors de ma dernière visite, voir de nouveaux buildings là où les tours étaient déjà trop hautes. L'Inde reste un univers chaotique, mais on dirait que tout s'organise doucement et que les indiens deviennent plus policés dans leurs extravagances, ou peut être est-ce juste mon regard qui a évolué.
Pondicherry, un ancien comptoir français que les Indiens se sont réappropriés, un délicieux mélange entre un village du Sud de la France et les saveurs épicés du Tamil Nadu, beaucoup de nos compatriotes vivent ici, se laissant vivre loin du stress de la métropole, cette endroit a tant de charme que l'on oubli la chaleur étouffante et les prix plus élevés qu'ailleurs en Inde.
Et puis les petites arnaques habituels qu'il faut esquivé au mieux, comme partout en Inde, un blanc est toujours vu comme une vache à fric qu'il faut traire jusqu'à la dernière goutte, mais avec l'expérience on apprend à sauter plus haut que les obstacles.

Suite: Archives de Fevrier